Appel à une grève générale dimanche prochain contre le plan de guerre du gouvernement
L’opposition se joint à l'appel pour une grève nationale lancée par le Conseil d'octobre, qui représente les familles touchées par les massacres du 7 octobre

Des groupes représentant les familles des otages, des soldats tués et des victimes du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 ont appelé dimanche à la tenue d’une grève générale dimanche prochain contre la guerre et le plan du gouvernement visant à prendre le contrôle de Gaza-City.
« Nous nous arrêterons tous dimanche prochain et nous dirons : ‘Assez, arrêtez la guerre, rendez les otages.’ C’est entre nos mains », a déclaré Reut Recht-Edri, mère endeuillée, dont le fils Ido Edri a été assassiné par le Hamas lors du festival de musique Nova, lors d’une conférence de presse à Tel Aviv.
Anat Angrest, mère de l’otage du Hamas Matan Angrest, a dénoncé la décision d’occuper cette ville densément peuplée, affirmant que cela mettrait en danger ceux qui sont toujours en captivité.
« Le gouvernement a décidé d’occuper la bande de Gaza, d’envoyer des soldats plus près de Matan. Ils essaient de le ramener, mais en réalité, ils le mettent en danger », a-t-elle déclaré.
Elle a évoqué la tragédie d’août 2024, lorsque six otages avaient été assassinés dans un tunnel par des terroristes du Hamas alors que les troupes de l’armée israélienne approchaient de leur position, et a averti que le plan concernant Gaza-City approuvé jeudi soir conduirait à un résultat similaire pour son fils.
« L’armée s’est approchée d’eux [les six otages assassinés] alors que la perspective d’un accord était compromise. Cela s’ajoute aux dizaines d’otages qui ont été kidnappés vivants et assassinés en captivité à la suite de pressions militaires », a-t-elle poursuivi.
Cette grève générale, qui a déjà reçu le soutien de personnalités de l’opposition, est organisée par le Conseil d’octobre, qui représente les familles touchées par le massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre.
Il ne bénéficie toutefois pas du soutien de la puissante organisation syndicale Histadrout, qui l’an dernier, a été visée par une ordonnance du tribunal de Tel Aviv, lui interdisant d’appeler à la grève pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il conclue un accord de cessez-le-feu et de libération des otages, au motif que cette question était politique et ne relevait pas des droits des travailleurs.
Le chef de l’opposition Yaïr Lapid a apporté son soutien à la grève nationale, écrivant sur le réseau social X que l’appel des familles des otages « à paralyser l’économie est justifié et louable. Nous continuerons à nous tenir prêts à leurs côtés ».
De même, le chef du parti Les Démocrates, Yaïr Golan, s’est prononcé en faveur de la grève, appelant « tous les citoyens d’Israël » à y participer et arguant qu’il est impossible de continuer à vivre normalement alors que « nos frères et sœurs de Gaza » sont abandonnés.







