L’Argentine suspend le transfert de son ambassade à Jérusalem – média
Des tensions sont apparues entre Netanyahu et Milei ces dernières semaines, dues aux forages offshore effectués par la société israélienne Navitas Petroleum dans les îles Malouines

L’Argentine a suspendu son projet de transfert de son ambassade à Jérusalem en raison des « tensions » survenues entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président argentin Javier Milei ces dernières semaines, a fait savoir la chaîne N12.
Selon ces informations, ces tensions sont dues aux forages offshore effectués par la société israélienne Navitas Petroleum dans les îles Malouines.
Les îles Malouines sont un territoire britannique d’outre-mer. L’Argentine revendique toutefois la souveraineté sur ces îles, au détriment du Royaume-Uni.
En décembre, l’Argentine a critiqué Navitas et la société britannique Rockhopper pour avoir annoncé leur projet de forage pétrolier au large des Malouines, d’une valeur d’environ 2,1 milliards de dollars, que Buenos Aires a dénoncé comme étant « illégitime ».
Le forage devrait débuter en 2028.
Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a tenté de faire comprendre à l’Argentine que le gouvernement israélien n’était pas impliqué dans les activités de Navitas et qu’il n’avait aucun contrôle sur celles-ci, étant donné qu’il s’agit d’une société publique.
D’après des sources anonymes proches de Milei et citées par la chaîne N12, ce désaccord a non seulement mis un sérieux coup de frein au déménagement de l’ambassade, mais risque également de nuire aux relations entre Buenos Aires et Jérusalem, qui se sont resserrées depuis l’élection de Milei en 2023.
Le ministère des Affaires étrangères a déclaré à la chaîne N12, en réponse à sa demande de commentaires, que l’Argentine sous Milei « est l’un des meilleurs et des plus proches amis d’Israël, et il existe des relations étroites et continues entre les dirigeants israéliens et argentins ».
Rappelant les précédentes remarques de Saar sur la question, le ministère des Affaires étrangères a ajouté que le sujet « continuera à faire l’objet de discussions entre les parties ».







