L’armée repense le recrutement à l’aide de la « data science »
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L’armée repense le recrutement à l’aide de la « data science »

Dans le but de mieux placer les nouvelles recrues, l'armée va progressivement abandonner sa méthode d'évaluation vieille de plusieurs décennies

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

De jeunes hommes israéliens font la queue à leur arrivée au centre de recrutement de Tsahal à Tel Hashomer, le 26 juillet 2018. (Miriam Alster/Flash90)
De jeunes hommes israéliens font la queue à leur arrivée au centre de recrutement de Tsahal à Tel Hashomer, le 26 juillet 2018. (Miriam Alster/Flash90)

L’armée israélienne va abandonner son système de placement des recrues datant de plusieurs décennies au profit d’une méthode d’évaluation plus étendue, a déclaré l’armée mercredi.

Le système actuel utilisé pour placer les soldats à différents postes dans l’armée repose sur ce qu’on appelle un score de « Groupe de qualité », plus connu sous son acronyme hébreu Kaba, qui est basé sur trois paramètres : le nombre d’années passées à l’école, un test d’intelligence connu sous le nom de « Classement psychotechnique initial », et un entretien personnel.

Ces paramètres sont normalement déterminés lors d’une évaluation préalable à la sélection, connue en hébreu sous le nom de Tzav Rishon.

Le nouveau modèle comprendrait au moins le double de paramètres, prenant en compte des éléments tels que la résilience, les compétences et les talents, les capacités de gestion et la capacité d’adaptation de la recrue. Grâce à ces facteurs supplémentaires, l’armée espère trouver des placements mieux adaptés aux soldats afin de maximiser leur efficacité et de réduire le nombre de troupes qui quittent leur unité.

Grâce à des algorithmes avancés de big data, l’armée établira des profils de bons candidats pour différentes unités. Et ce nouveau score multidimensionnel sera ensuite jugé en fonction des besoins de ces unités particulières. Ainsi, une recrue peut avoir un score d’aptitude élevé en ce qui concerne l’unité des corps blindés, tout en obtenant un score d’aptitude faible pour la marine, et vice versa.

Le test de classement psychotechnique initial sera également révisé afin d’inclure des facteurs supplémentaires et – plus important encore – sera traduit dans plusieurs langues différentes. Jusqu’à présent, les soldats qui ne parlaient pas l’hébreu avant de s’engager dans Tsahal devaient passer une version non verbale et visuelle du test.

Le nouveau test est destiné à surmonter les différences culturelles entre les groupes de la société israélienne, qui ont, par le passé, donné lieu à des résultats biaisés.

D’autres parties du Tzav Rishon seront également effectuées en ligne afin de faciliter le processus pour ceux qui vivent en dehors du centre d’Israël.

Dans un souci de transparence, les notes des recrues seront disponibles en ligne, selon l’armée.

Les changements ne seront pas mis en œuvre immédiatement, mais le seront dans les années à venir.

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