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L’Australie interdit l’entrée sur son sol aux visiteurs d’Iran

Plus de 85 000 résidents australiens sont nés en Iran ; Des communautés de la diaspora sont présentes notamment dans des grandes villes comme Sydney ou Melbourne

Melbourne, Australie. Illustration. (Crédit : Wikimedia Commons/Donaldytong/File)
Melbourne, Australie. Illustration. (Crédit : Wikimedia Commons/Donaldytong/File)

Les personnes voyageant avec un passeport iranien ne seront pas autorisées à entrer sur le territoire australien à des fins touristiques et professionnelle ces six prochains mois, a décidé l’Australie jeudi, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.

« Le conflit en Iran a accru le risque que certains titulaires de visas temporaires ne puissent pas ou ne veuillent pas quitter l’Australie à l’expiration de leur visa », a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Certaines exceptions seront accordées au cas par cas, notamment pour les parents de citoyens australiens.

« De nombreux visas de visiteur ont été délivrés avant le conflit en Iran et n’auraient peut-être pas été accordés s’ils avaient été demandés aujourd’hui », a déclaré le ministre de l’Intérieur Tony Burke.

« Les décisions concernant les séjours permanents en Australie doivent être des décisions mûrement réfléchies du gouvernement et non une conséquence fortuite du fait d’avoir réservé des vacances », selon lui.

Plus de 85 000 résidents australiens sont nés en Iran, selon des chiffres du gouvernement. Des communautés de la diaspora sont présentes notamment dans des grandes villes comme Sydney ou Melbourne.

L’Australie a provoqué en mars la colère de l’Iran en accordant l’asile à six joueuses et une membre de l’encadrement de l’équipe féminine de football iranienne qui disputaient là la Coupe d’Asie.

Elles avaient été qualifiées de « traîtresses » en Iran après avoir refusé de chanter l’hymne national avant un match.

Cinq d’entre elles sont revenues sur leur décision et sont retournée en Iran, deux seulement étant restées en Australie. Des défenseurs des droits humains craignent que les autorités iraniennes aient fait pression sur leurs familles notamment.

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