Le Brésil refuse de commenter les rumeurs de malaise avec Israël
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Le Brésil refuse de commenter les rumeurs de malaise avec Israël

Plus de 35 mouvements sociaux et politiques brésiliens ont envoyé à la présidente une pétition contre la nomination de Dayan au poste d'ambassadeur

La présidente Dilma Roussef (Crédit : Roosewelt Pinheiro/Abr - Agência Brasil/CC BY  3.0/Wikimedia commons)
La présidente Dilma Roussef (Crédit : Roosewelt Pinheiro/Abr - Agência Brasil/CC BY 3.0/Wikimedia commons)

Les autorités brésiliennes se refusaient mercredi à commenter les rumeurs de malaise avec Israël, après la décision de l’Etat hébreu de nommer comme prochain ambassadeur à Brasilia Danny Dayan, un ancien dirigeant des résidents juifs de Cisjordanie.

Le quotidien israélien Yediot Aharonot a affirmé il y a quelques jours que la présidente Dilma Rousseff avait envoyé une lettre au gouvernement israélien en le menaçant de mettre son veto à la désignation de M.Dayan.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a annoncé publiquement début septembre qu’il avait l’intention de nommer cet entrepreneur d’origine argentine, qui vit dans une implantation en Cisjordanie, et qui a dirigé le Conseil de Yesha, principale organisation de résidents juifs dans les Territoires palestiniens.

« Il n’y a eu aucune lettre de la présidente tout simplement parce qu’il n’y a eu aucune demande d’agrément » de M. Dayan, a déclaré à l’AFP une source à la présidence.

Plus de 35 mouvements sociaux et politiques brésiliens – comme le mouvement des paysans sans terre (MST), le Comité de Palestine Démocratique ou le parti d’extrême gauche PSOL – ont envoyé fin août à Mme Rousseff une pétition contre la nomination de M. Dayan qu’ils accusent de violer les « lois internationales et les droits fondamentaux du peuple palestinien ».

Le Brésil a reconnu l’État palestinien en 2010.

En 2012, le ministère des Affaires étrangères avait convoqué l’ambassadeur israélien de l’époque Rafael Eldad, pour lui faire part de « ses craintes » envers le projet de construction de nouvelles implantations à Jérusalem et en Cisjordanie.

En 2014, le Brésil a également rappelé son ambassadeur en Israël pour protester contre « l’usage disproportionné de la force » dans la bande de Gaza, une mesure critiquée par Israël.

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