Le chef de la diplomatie italienne propose un « Patriot Act » européen
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Le chef de la diplomatie italienne propose un « Patriot Act » européen

Le Patriot Act américain, adopté en 2001 au lendemain des attentats meurtriers aux Etats-Unis, modifie un certain nombre de libertés fondamentales

Le leader du parti populiste italien Mouvement 5 étoiles (M5S), Luigi Di Maio, s'adresse aux journalistes au lendemain des élections générales italiennes, le 5 mars 2018 à Rome. (AFP PHOTO / Filippo MONTEFORTE)
Le leader du parti populiste italien Mouvement 5 étoiles (M5S), Luigi Di Maio, s'adresse aux journalistes au lendemain des élections générales italiennes, le 5 mars 2018 à Rome. (AFP PHOTO / Filippo MONTEFORTE)

Le chef de la diplomatie italienne Luigi Di Maio a proposé mardi un « Patriot Act » européen, à l’image de la loi anti-terroriste américaine, au lendemain des attaques de Vienne, dans un message sur Facebook.

« Il s’agit de prendre des mesures qui pourraient prévenir des tragédies comme celles de Nice », où trois personnes ont été tuées il y a cinq jours, « et de Vienne », où quatre autres personnes ont été tuées lundi soir, a estimé M. Di Maio.

« Il s’agit de commencer à penser à quelque chose de plus grand et qui concernerait toute l’UE: un Patriot Act sur le modèle américain par exemple, car aujourd’hui nous sommes tous des enfants du même peuple européen », a poursuivi M. Di Maio.

« La sûreté d’un Etat est la sûreté de tous les autres. J’en parlerai dans les prochains jours avec mes homologues. Restons unis contre toute forme de terrorisme et de fanatisme », a ajouté le ministre italien des Affaires étrangères.

Le Patriot Act américain, adopté en 2001 au lendemain des attentats meurtriers aux Etats-Unis, modifie un certain nombre de libertés fondamentales et permet une plus grande marge de manoeuvre aux agences de renseignement dans les enquêtes antiterroristes.

Des policiers français montent la garde sur le site d’une attaque au couteau à la Basilique Notre-Dame de Nice, le 29 octobre 2020. (Crédit : ERIC GAILLARD / AFP)

« Il est évident » que face aux attaques de ces derniers jours « l’Europe et l’Italie ne peuvent plus continuer à prononcer des paroles de circonstance », a poursuivi M. Di Maio.

« Les problèmes doivent être affrontés. L’UE doit renforcer ses niveaux de sécurité », a-t-il ajouté, évoquant, entre autres, « un renforcement des contrôles sur les mosquées avec la coopération des communautés islamiques et de l’islam modéré qui a toujours condamné » les attentats.

Le ministère italien de l’Intérieur envisage d’ailleurs un renforcement des contrôles aux frontières avec l’aide de l’armée, indique un communiqué.

Les membres du Comité national pour la sécurité et l’ordre public (CASA) « ont procédé à une profonde analyse des sujets concernant l’activité de la police de prévention, la mise à jour des contrôles des cibles sensibles, l’intensification des contrôles aux passages frontaliers avec l’utilisation de militaires », précise le communiqué.

Le CASA a également examiné « les aspects techniques d’un plan opérationnel » qui reste encore à négocier entre les gouvernements italien et tunisien « pour intensifier la coopération en mer dont l’objectif est la lutte » contre les passeurs de migrants, ajoute le communiqué.

L’auteur présumé de l’attentat de Nice est un jeune Tunisien qui est arrivé comme migrant en Italie fin septembre d’où il a gagné la France peu de temps avant de commettre son attaque.

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