Le chef de l’armée israélienne félicite la lauréate du prix Israël
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Le chef de l’armée israélienne félicite la lauréate du prix Israël

Gadi Eisenkot, qui commandait deux des fils de Miriam Peretz tombés au combat, a salué son travail dans le domaine de l'éducation

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

L'éducatrice Miriam Peretz, à gauche, le maire de Jérusalem, Nir Barkat, au centre, et le chef d'état-major de l'armée israélienne, Gadi Eisenkot, à l'école secondaire de l'Université hébraïque de Leyada à Jérusalem, le 20 mars 2018. (porte-parole de Tsahal)
L'éducatrice Miriam Peretz, à gauche, le maire de Jérusalem, Nir Barkat, au centre, et le chef d'état-major de l'armée israélienne, Gadi Eisenkot, à l'école secondaire de l'Université hébraïque de Leyada à Jérusalem, le 20 mars 2018. (porte-parole de Tsahal)

Le chef d’état-major Gadi Eisenkot a personnellement félicité mardi Miriam Peretz, lauréaté du prix Israël, mère de deux garçons tombés au combat, à 12 ans d’intervalle, alors dans une unité qu’il dirigeait.

Eisenkot, accompagné par le maire de Jérusalem Nir Barkat, a rencontré Peretz dans la capitale jeudi dernier, lorsqu’elle a été proclamée lauréate du prix 2018 pour l’ensemble de ses réalisations et contributions spéciales à la société pour son travail dans le domaine de l’éducation.

« Tout Israël est heureux pour vous. Il n’y a pas une personne plus méritante que vous », a déclaré Eisenkot à Peretz au lycée de Leyada. « Votre parcours unit et unifie. C’est un projet passionnant. »

Dans une lettre à Peretz, Eisenkot écrit: « Pendant de longues années, vous avez travaillé à éduquer les générations présentes et futures ».

Peretz, 65 ans, a perdu deux de ses fils au combat. En 1998, son aîné, Uriel, a été tué au Liban à 22 ans. Eliraz Peretz, qui a servi dans l’unité d’élite Sayeret Golani comme son frère, a été tué en 2010, près de la frontière avec Gaza.

Précisant que Peretz avait canalisé sa peine de la perte de ses fils en contribuant à la société israélienne et à l’armée israélienne, Eisenkot a dit: « Avec la force qui est en vous, vous êtes un excellent exemple du sionisme contemporain. »

« Vous êtes une source d’inspiration et nous voyons en vous une force pour la réalisation des objectifs de l’armée israélienne », a-t-il déclaré.

Peretz a remis à Eisenkot un exemplaire de la Haggadah de Pessah, imprimée en mémoire de son fils Eliraz.

Une dédicace manuscrite de la part de Miriam Peretz à Gadi Eisenkot, dans la Haggadah de Pessah publiée en mémoire du défunt soldat Eliraz Peretz. (Crédit : unité du porte-parole de l’armée)

Dans un message écrit en hébreu, à l’intérieur de la couverture, Peretz a évoqué le thème de la liberté de Pessah pour le peuple juif et a écrit: « La chute de mes fils tout en protégeant la patrie témoigne de la lutte pour notre droit de vivre qui n’est pas terminée.

Peretz à donné des conférences éducatives et inspirantes aux adolescents et aux soldats, en essayant de leur enseigner ce qu’elle décrit comme de l’espoir, de l’amour et un sens du devoir.

Elle est née à Casablanca, au Maroc, et a immigré en Israël en 1964, à l’âge de 10 ans. En 2014, elle a été choisie pour allumer un des flambeaux pour célébrer la 66e fête de l’indépendance d’Israël.

Eisenkot était le commandant de ses deux fils au moment de leur mort, au sein de la brigade Golani en 1998 et fut chef du Commandement de la Force de défense israélienne en 2000.

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