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Le chef des renseignements de l’AP devient ministre de l’Intérieur

Suite à un remaniement du cabinet, Ziad Hab al-Reeh supervisera les forces de sécurité tandis que Hatem al-Bakri, chef religieux, devient ministre des Affaires religieuses

Le nouveau ministre de l'Intérieur palestinien Ziad Hab al-Reeh serre la main du Premier ministre de l'Autorité palestinienne Mohammad Shtayyeh après avoir reçu officiellement son portefeuille, le 2 janvier 2021. (Crédit : WAFA)
Le nouveau ministre de l'Intérieur palestinien Ziad Hab al-Reeh serre la main du Premier ministre de l'Autorité palestinienne Mohammad Shtayyeh après avoir reçu officiellement son portefeuille, le 2 janvier 2021. (Crédit : WAFA)

Le Premier ministre de l’Autorité palestinienne (AP) Mohammad Shtayyeh a officiellement remis le portefeuille du ministère de l’Intérieur au chef du renseignement palestinien, Ziad Hab al-Reeh, dimanche.

Hab al-Reeh, activiste de longue date du Fatah, supervisera donc les forces de sécurité palestiniennes après avoir dirigé le puissant département de la Sécurité préventive de l’AP. L’agence Maan a fait savoir que plusieurs candidats sont actuellement en lice pour le remplacer au sein de l’agence.

Hatem al-Bakri, leader religieux bien connu de Hébron, est devenu ministre des Affaires religieuses. Les deux postes étaient occupés par Shtayyeh depuis qu’il a pris la tête du gouvernement en 2019.

Les deux ministres ont prêté serment devant le chef de l’AP Mahmoud Abbas, samedi soir, selon le bureau de ce dernier.

Avec la prise de fonction de Hab al-Reeh, c’est la première fois depuis sept ans que l’Autorité palestinienne se dote d’un ministre de l’Intérieur.

Le ministère est chargé – entre autres – de superviser la conduite des forces de sécurité de l’AP – une conduite qui a été contestée, ces derniers mois.

Un homme se tient debout, la poitrine dénudée, lors d’affrontements entre des manifestants palestiniens et les forces de sécurité palestiniennes dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 26 juin 2021, à la suite d’une manifestation contre la mort du militant des droits de l’homme Nizar Banat alors qu’il était détenu par les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne (AP) plus tôt dans la semaine. (Crédit : ABBAS MOMANI / AFP)

Au mois de juin, les agents de l’AP auraient battu à mort Nizar Banat, une personnalité de l’opposition, pendant un raid mené là où il se cachait, à Hébron. Le décès de Banat avait entraîné de forts mouvements de protestation qui avaient été brutalement réprimés par la police de l’AP, entraînant des critiques dans le monde entier.

Dans des entretiens à huis-clos avec les responsables palestiniens, les diplomates européens avaient demandé que les forces de sécurité soient supervisées plus rigoureusement suite à cette répression, avaient indiqué des sources diplomatiques à ce moment-là.

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