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Le déroulé des attentats de Copenhague

Les deux fusillades qui ont visé un centre culturel et une synagogue faisant deux morts civils et cinq blessés policiers, ont eu lieu à quelques heures d'intervalle

Des policiers sécurisent la scène de l'attentat terroriste contre un centre culturel à Copenhague - 14 février 2015 (Crédit : AFP PHOTO / MARTIN SYLVEST / SCANPIX))
Des policiers sécurisent la scène de l'attentat terroriste contre un centre culturel à Copenhague - 14 février 2015 (Crédit : AFP PHOTO / MARTIN SYLVEST / SCANPIX))

Dans la première, un homme armé d’un pistolet-mitrailleur tire plusieurs dizaines de fois sur les participants à un débat consacré à l’islamisme et la liberté d’expression, dont un artiste qui a caricaturé Mahomet, Lars Vilks.

Programmé à 15H00 (14H00 GMT) au centre culturel Krudttønden, dans un quartier aisé du nord de la capitale danoise, le débat s’intitule « Art, blasphème et liberté ». Des dizaines de personnes y assistent.

Il se tient sous protection policière puisque l’un des principaux participants est l’artiste suédois auteur en 2007 d’une caricature de Mahomet qui lui a valu une tentative d’assassinat.

Au bout d’une demi-heure, l’assaillant arrive et, sur un enregistrement diffusé par la BBC, on entend une intervenante interrompue par des dizaines de coups de feu qui claquent sans répit, plusieurs par seconde.

L’ambassadeur de France au Danemark, François Zimeray, invité à peine plus d’un mois après les attaques qui ont tué 12 personnes au siège du journal satirique Charlie Hebdo à Paris, une policière à Montrouge (banlieue sud) et quatre juifs dans un supermarché cacher de l’est parisien, raconte que toutes les personnes se jettent à terre dès les premières balles.

« Intuitivement je dirais qu’il y a eu au moins 50 coups de feu, et les policiers ici nous disent 200. Des balles sont passées à travers les portes », dira-t-il.

Dans la fusillade, un homme de l’assistance, âgé de 55 ans, est tué et trois policiers blessés. Plusieurs participants au débat, dont l’ambassadeur et le caricaturiste, se replient dans une autre salle où ils resteront de longues minutes.

L’assaillant quitte rapidement les lieux dans une Volkswagen Polo. La police, qui n’a pu déterminer s’il ciblait quelqu’un en particulier, se lance à sa recherche.

Dans un premier temps, l’impression des enquêteurs est qu’il y avait deux hommes, dont l’un aurait aidé l’autre dans sa fuite. Mais après avoir recueilli une multitude de témoignages, la police conclut qu’il n’y en avait qu’un.

L’homme ne garde pas sa voiture longtemps: il l’abandonne à deux kilomètres au nord du lieu de l’attentat, près d’une gare.

Il est filmé par des caméras de vidéosurveillance, vêtu d’une doudoune foncée, un bonnet ou une cagoule bordeaux, et un grand sac noir.

À 17H07 (16H07 GMT), la police rend publique l’immatriculation de cette voiture, et demande aux habitants de Copenhague de ne surtout pas tenter d’appréhender de suspect. Elle annonce à 17H54 (16H54 GMT) que la voiture a été retrouvée.

Les enquêteurs diffusent à 19H23 (18H23 GMT) cette description de l’assaillant: un homme « entre 25 et 30 ans, d’environ 1,85 m, athlétique, d’apparence arabe, (…) les cheveux lisses ». Une chasse à l’homme commence.

À 20H06 (19H06 GMT), la police publie une photo tirée de la bande d’une caméra de vidéosurveillance.

Une deuxième fusillage éclate après minuit (23H GMT), près de la principale synagogue de Copenhague. Un jeune homme juif surveillant les accès à l’édifice où une cérémonie se déroulait, est mortellement blessé à la tête, un policier est blessé à la jambe et un autre au bras.

« La police était déjà sur place. Une personne est arrivée et a commencé à tirer », déclare le porte-parole de la police.

Dimanche avant l’aube, un homme, que la police estime être le seul auteur des deux attaques meurtrières, ouvre le feu sur des policiers surveillant un logement dans le quartier populaire de Nørrebro. En répliquant, la police le tue.

Elle l’avait localisé grâce à l’appel d’un chauffeur de taxi décrivant un homme qui ressemblait à celui filmé par des caméras de vidéo-surveillance.

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