Le déversement de pétrole de 2014 aura coûté 281 millions de shekels
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Le déversement de pétrole de 2014 aura coûté 281 millions de shekels

Le ministre de la Protection de l'Environnement mène une enquête pour déterminer les causes de la rupture du pipeline qui a occasionné une catastrophe écologique

Un déversement de pétrole dans la réserve naturelle d'Arava, dans le sud d'Israël, en 2014. (Crédit : Autorité de la Nature et des Parcs)
Un déversement de pétrole dans la réserve naturelle d'Arava, dans le sud d'Israël, en 2014. (Crédit : Autorité de la Nature et des Parcs)

Le ministère de la Protection de l’Environnement a annoncé dimanche qu’un déversement de pétrole de 2014 dans le sud d’Israël, considéré comme l’un des pires catastrophes écologiques de l’histoire du pays, avait coûté 281 millions de shekels.

Selon le ministère, près de 5 millions de litres de pétrole brut se sont déversées en décembre 2014, quand une canalisation appartenant à l’EAPC (Eilat Ashkelon Pipeline Company), s’est rompue, causant d’importants dégâts dans le désert d’Arava et la réserve naturelle d’Evrona.

L’annonce des frais engendrés par ce sinistre faisait partie de l’expertise juridique ordonnée dans le cadre des procédures autour de ce déversement.

« Cette expertise est la suite logique de la politique du ministère, selon laquelle causer des dégâts à la nature à un prix, et il faut donc s’assure que les compagnies qui ne parviennent pas à protéger l’environnement prennent en charge les dégâts causés à l’environnement et au public », a déclaré le ministère dans un communiqué.

Un léazrd recouvert de pétrole après un déversement de pétrole dans la réserve naturelle d’Arava, dans le sud d’Israël, le 16 décembre 2014. (Crédit : Roy Talbi/ministère de la Protection de l’Environnement)

Les frais sont répartis entre les coûts occasionnés par les frais de réhabilitation, à hauteur de 65 millions de shekels et l’indemnisation pour les dégâts environnementaux, à hauteur de 216 millions, selon le ministère. Les frais de réhabilitation ont été couverts par l’EAPC dans le cadre des travaux de nettoyage.

Le ministère a indiqué qu’une enquête criminelle était également en cours, mais n’a pas précisé qui était suspecté.

« Le ministère de la Protection de l’Environnement a mené plusieurs enquêtes, rassemblé des fondements probants, et d’autres investigations, menées conjointement avec le bureau du procureur, sont en cours », a-t-il dit.

L’EAPC avait déclaré à l’époque que la pipeline Trans-Israël avait été endommagée pendant des travaux d’entretien, et des millions de litres de pétrole s’étaient déversés dans le désert, endommageant considérablement une réserve naturelle et d’autre endroits de la région.

Plus de 80 personnes ont été traitées pour des problèmes médicaux de part et d’autre de la frontière israélo-jordanienne, parce que la crue de pétrole avait inondé la Route 90, qui mène à Eilat. La majorité des personnes affectées étaient en Jordanie.

La fuite dans la canalisation de l’Eilat Ashkelon Pipeline Company après un déversement de pétrole dans la réserve naturelle d’Arava, dans le sud d’Israël, le 9 décembre 2014. (Crédit : Marc Israel Sellem/Jerusalem Post/POOL)

L’Eilat Ashkelon Pipeline Company a été fondée en 1968 comme joint-venture israélo-iranienne pour créer un réseau de pipelines allant d’Eilat à Ashkelon et jusqu’à Haïfa.

Selon le site de l’EAPC, la compagnie fait fonctionner 750 kilomètres de pipelines en Israël.

A mesure que les relations entre Israël et l’Iran se sont détériorées, à l’issue de la Révolution islamique de 1979, Téhéran a quitté l’accord et la société est désormais exclusivement gérée par Israël.

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