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Le film des atrocités du Hamas projeté aux chefs de la communauté arabe israélienne

La projection à Nazareth est organisée quelques semaines après qu'une députée arabe israélienne a nié certains des crimes, avant de se rétracter ; Ami Bisharat n'y assiste pas

Capture d'écran d'une séquence bodycam du Hamas alors que des terroristes s'approchent d'un véhicule israélien lors de l'attaque du groupe terroriste le 7 octobre 2023 dans le sud d'Israël. (Crédit : Service de presse de l’armée israélienne et du gouvernement)
Capture d'écran d'une séquence bodycam du Hamas alors que des terroristes s'approchent d'un véhicule israélien lors de l'attaque du groupe terroriste le 7 octobre 2023 dans le sud d'Israël. (Crédit : Service de presse de l’armée israélienne et du gouvernement)

Le Bureau du Premier ministre a déclaré qu’il projetterait mardi soir une vidéo de 43 minutes sur les atrocités commises par le groupe terroriste palestinien du Hamas, à l’intention des dirigeants de la communauté arabe d’Israël.

Des maires arabes, des chefs de conseils municipaux, des administrateurs de centres communautaires, des personnalités des médias, des journalistes et des « leaders d’opinion » figuraient parmi les personnes invitées à cette projection, qui, selon le cabinet du Premier ministre, « s’inscrit dans le cadre de ses activités de sensibilisation du public ».

Le film, qui comprend des scènes troublantes du massacre du 7 octobre, montre des vidéos non censurées et difficiles à regarder, dont beaucoup ont été prises par des caméras portées par les terroristes pendant leur déchaînement meurtrier dans le sud d’Israël le 7 octobre.

Ce film a été montré à des journalistes et à des membres de la Knesset en Israël et lors de projections limitées dans le monde entier, dans le cadre des efforts déployés par Israël pour rallier des soutiens à sa guerre contre le Hamas.

La projection devait avoir lieu dans un bâtiment gouvernemental à Nazareth en présence du ministre de l’Egalité, Amichaï Chikli, et du coordinateur de la lutte contre la criminalité dans les communautés arabes, Roï Kahlon.

Ami Bisharat, directeur du Comité national des chefs des autorités locales arabes, a déclaré qu’il n’assisterait pas à la projection de Nazareth, notant que le film « n’est pas adapté à tout le monde, et aussi que les dirigeants des communautés locales juives ont refusé de le regarder ». « [Nous savons que] ce qui s’est passé le 7 octobre est horrible, sans avoir à regarder le film. »

Des soldats israéliens retirant le corps d’un Israélien tué lors d’une attaque menée le 7 octobre 2023 par des terroristes du Hamas, dans le kibboutz Kfar Aza, dans le sud d’Israël, à la frontière de la bande de Gaza, le 10 octobre 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Début novembre, la députée Iman Khatib-Yasin, du parti islamiste Raam, a soutenu que les images ne montraient pas de « viol de femmes » ni de « massacre de bébés. » Elle a admis qu’elle n’avait pas vu la vidéo, affirmant que ses allégations étaient basées sur les informations fournies par trois membres de son parti qui l’avaient visionnée. Elle a cependant maintenu que ce qui s’était passé le 7 octobre était « inhumain ».

Sa déclaration a poussé le chef du parti, Mansour Abbas, à exiger sa démission. « Il n’y a et il n’y aura pas de place dans nos rangs pour quiconque nie ou minimise la gravité des actions qui nient nos valeurs ainsi que la religion de l’islam », a-t-il fait remarquer.

Abbas lui-même a regardé les images lors d’une projection à huis clos pour les membres de la Knesset, et aurait fondu en larmes pendant le visionnage.

Khatib-Yassin ne s’est pas retirée comme on le lui avait demandé, mais elle s’est ensuite excusée pour ses remarques et était présente lors d’une deuxième projection de la vidéo à la Knesset.

La députée Raam, Iman Khatib-Yasin, lors d’une interview avec la chaîne de la Knesset, le 5 novembre 2023. (Crédit : Capture d’écran)

L’Autorité palestinienne (AP) a également accusé Israël de fabriquer des preuves des massacres du 7 octobre pour justifier sa guerre à Gaza. Le ministère des Affaires étrangères de l’AP est allé jusqu’à affirmer que les personnes massacrées par le Hamas lors du Festival Supernova – dont on pense qu’elles étaient au moins 360 – avaient en réalité été tuées par des hélicoptères de Tsahal, affirmation sur laquelle il est revenu après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu l’a qualifiée de « absurde« .

Le 15 novembre, la commission d’éthique de la Knesset a sanctionné un autre législateur arabe, la députée Aïda Touma-Sliman (Hadash-Taal), pour avoir porté atteinte à la légitimité d’Israël en accusant l’armée d’avoir commis un « crime de guerre » au cours de la guerre qu’elle mène actuellement pour déraciner le Hamas de la bande de Gaza.

Touma-Sliman, qui, selon la commission, ne s’est pas excusée et n’a pas retiré ses déclarations, a été exclue des sessions des commissions et du plénum de la Knesset pendant deux mois, et a subi une retenue de salaire de deux semaines.

Peu après l’annonce des sanctions, l’alliance arabe radicale Hadash-Taal de Touma-Sliman a accusé la commission d’éthique de mener une chasse aux sorcières contre les Arabes israéliens, et a affirmé que la députée « s’était exprimée dans le cadre de la liberté d’expression politique à laquelle chaque membre de la Knesset a droit ».

La députée Aiïda Touma-Sliman assistant à une réunion de la commission des Finances de la Knesset, à Jérusalem, le 26 septembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Des dirigeants arabes israéliens ont dénoncé à maintes reprises le nombre élevé de victimes civiles de l’opération israélienne à Gaza visant à éradiquer le Hamas, et ont déploré les limitations à la liberté de manifester publiquement imposées par les tribunaux israéliens pendant les hostilités en cours.

Israël a juré d’éliminer le Hamas après les massacres barbares du 7 octobre, au cours desquels des terroristes palestiniens ont pris d’assaut la frontière de Gaza et sauvagement assassiné 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et pris plus de 240 otages.

Au cours d’une trêve de sept jours – qui a pris fin vendredi après que le Hamas n’a pas fourni la liste des otages qu’il avait l’intention de libérer et a commencé à tirer des roquettes une heure avant l’expiration de la trêve – ont été libérés des geôles du Hamas 105 otages civils (81 Israéliens, 23 Thaïlandais et un Philippin) et ce en échange de la libération de 240 prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël.

138 otages se trouveraient encore à Gaza aux mains du groupe terroriste palestinien du Hamas.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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