Israël en guerre - Jour 231

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4 ex-députés arabes arrêtés alors qu’ils se rendaient à un rassemblement non autorisé

La police allègue que l'événement prévu menaçait l'ordre public ; Hadash dénonce le "silence des voix pour la paix"

Mohammad Barakeh assistant à une conférence de presse sous la tente de protestation du Haut Comité de suivi des citoyens arabes d'Israël, devant le Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 3 novembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Mohammad Barakeh assistant à une conférence de presse sous la tente de protestation du Haut Comité de suivi des citoyens arabes d'Israël, devant le Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 3 novembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Quatre hauts dirigeants arabes israéliens ont été arrêtés jeudi à Nazareth pour avoir planifié une manifestation qui, selon la police, pourrait inciter à la violence et menacer l’ordre public.

Le président de Balad, Sami Abou Shahadeh, l’ancien député de Hadash, Mohammad Barakeh, l’ancien député de Balad, Hanin Zoabi, et l’ancien président de Balad, Mtanes Shihadeh, ont été arrêtés alors qu’ils se rendaient à ce que les médias arabes ont appelé « une veillée sur invitation seulement ».

Balad a échoué à franchir le seuil électoral lors des élections législatives de 2022 et n’est donc pas représenté à Knesset actuellement. Au cours de ses années à la Knesset, ce parti était connu comme étant le plus radical des partis arabes.

La police déclare dans un communiqué que Barakeh est en garde à vue parce que, « contrairement aux instructions de la police, il tente d’organiser une manifestation qui pourrait conduire à l’incitation et porter atteinte à l’ordre public ».

« Israël étant en état de guerre, tous les citoyens israéliens doivent respecter la loi et se conformer aux instructions de la police », ont ajouté les forces de l’ordre.

Barakeh, qui a été membre de la Knesset pendant 15 ans, est actuellement président de l’organisation faîtière de la communauté arabe, le Haut-comité de suivi.

Des dizaines de dirigeants arabes israéliens avaient vraisemblablement prévu de participer à la manifestation de jeudi matin, qui n’avait pas été officiellement annoncée.

Hadash a dénoncé les arrestations. « Une attaque du gouvernement Ben Gvir-Netanyahu contre les dirigeants arabes est une attaque contre le public arabe, dans le but de provoquer des tensions entre Juifs et Arabes, et de faire taire les voix qui appellent à la paix et à la fin de la guerre. »

Israël mène une guerre féroce contre le Hamas dans la bande de Gaza à la suite du massacre perpétré par le groupe terroriste palestinien le 7 octobre, lorsque des milliers de terroristes ont envahi la bande de Gaza et massacré plus de 1 400 personnes, pour la plupart des civils, tout en enlevant au moins 245 Israéliens et ressortissants étrangers dans la bande de Gaza.

Des Palestiniens manifestant contre Israël dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 18 octobre 2023. (Crédit : Flash90)

Après sa libération jeudi, Barakeh a déclaré que sa détention avait été menée comme « une opération de commando ».

« Ils veulent étouffer nos voix et nous ne l’accepterons pas. Ceux qui veulent déclencher une guerre contre nous doivent savoir que ces mesures ne nous feront pas fléchir. »

Les arrestations ont eu lieu un jour après que la Haute Cour de justice a rejeté un recours déposé demandant à la police d’approuver une manifestation anti-guerre dans les villes arabes israéliennes d’Umm al-Fahm et de Sakhnin. La Cour s’est rangée à l’avis de la police, qui estimait qu’une telle manifestation détournerait des effectifs essentiels à un moment où la sécurité est gravement menacée.

« De nombreux policiers devraient être détournés à cette fin, au détriment de missions d’urgence et de sauvetage », a écrit le juge Isaac Amit dans son avis. Il a toutefois ajouté que « les portes de la protestation, de la manifestation et des cortèges sont ouvertes également en temps de guerre » et que la décision ne concernait que la demande spécifique formulée par les requérants.

Le juge Amit a donc écrit que la police devait continuer à évaluer chaque demande de manifestation selon ses propres mérites et en fonction des circonstances.

Jeremy Sharon a contribué à cet article.

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