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Netanyahu fustige « l’absurde affirmation » de l’AP sur le massacre du 7 octobre

À la suite d'une forte réprimande israélienne, le ministère des Affaires étrangères de l'AP a supprimé son affirmation des réseaux sociaux, déjà largement reprise et partagée

Une photo aérienne montrant le site abandonné du festival Supernova, près du kibboutz Reim, dans le désert du Negev, qui a été attaqué par des terroristes du Hamas, le 10 octobre 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)
Une photo aérienne montrant le site abandonné du festival Supernova, près du kibboutz Reim, dans le désert du Negev, qui a été attaqué par des terroristes du Hamas, le 10 octobre 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)

L’Autorité palestinienne (AP) a faussement affirmé dimanche qu’une enquête préliminaire de la police israélienne avait révélé que l’armée israélienne était responsable de la mort des 364 fêtards près du kibboutz Reim lors de l’assaut du groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre, s’attirant une dénonciation féroce du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du chef de l’opposition Yaïr Lapid.

Dans une déclaration de son ministère des Affaires étrangères qui a depuis été supprimée de ses comptes de réseaux sociaux – mais qui, selon les médias israéliens, a été envoyée sous forme de document aux diplomates et aux Nations unies – Ramallah a affirmé que des hélicoptères israéliens avaient tiré sur des civils israéliens le 7 octobre lors du festival de musique Supernova dans le cadre de ce qu’on appelle le « Protocole Hannibal, qui permettait à la police et à l’armée d’occupation de tuer tout le monde ».

Le protocole Hannibal était un ordre militaire controversé abrogé en 2016 qui accordait aux troupes la permission générale de faire tout ce qui est nécessaire pour empêcher l’enlèvement d’un soldat, y compris la possibilité de mettre leur vie en danger.

Toutefois, cette affirmation n’a aucun fondement dans la réalité, puisqu’elle trouve son origine dans un article publié (en hébreu) samedi par Haaretz, qui cite une source policière anonyme affirmant que l’une des options envisagées est qu’un petit nombre de fêtards avaient été blessés le 7 octobre par les tirs d’un hélicoptère militaire qui étaient dirigés contre les terroristes du Hamas.

Dans sa déclaration, l’AP a également affirmé qu’Israël avait « fabriqué » des documents à l’attention des médias pour justifier son opération contre le groupe terroriste palestinien du Hamas dans la bande de Gaza.

« Par conséquent, le ministère estime que les résultats de cette enquête jettent le doute sur les médias israéliens concernant les destructions et les tueries qui ont eu lieu dans cette zone », affirme le communiqué, ignorant le reste de l’article du Haaretz et les preuves visuelles, auditives et oculaires accablantes concernant les centaines de terroristes du Hamas qui ont pris d’assaut les lieux de la rave dans le désert et ont chassé tous ceux qu’ils ont pu trouver.

Le président palestinien Mahmoud Abbas et le secrétaire d’État américain Antony Blinken à Amman, en Jordanie, le 17 octobre 2023. (Crédit : Jacquelyn Martin/AP Photo/Pool)

La déclaration qualifie de « colonies » les communautés israéliennes situées dans la zone frontalière de Gaza, alors qu’elles se trouvent à l’intérieur d’Israël et non en Cisjordanie ou à Gaza. Le Hamas et d’autres groupes terroristes appliquent ce terme à toute localité israélienne, conformément à leur idéologie déclarée selon laquelle l’ensemble d’Israël est illégitime et à leur objectif explicite d’anéantir l’État juif dans son intégralité.

La déclaration appelle tous les médias, les fonctionnaires de l’ONU et les dirigeants des pays à suivre et à examiner ce que les médias israéliens publient.

Cette déclaration est survenue juste un jour après que le président américain Joe Biden a déclaré qu’une AP « revitalisée » devrait gouverner la bande de Gaza après la guerre, ce qu’Israël a rejeté à maintes reprises, rappelant son refus de condamner l’assaut du 7 octobre – et maintenant son refus apparent de reconnaître qu’il s’est même produit.

L’affirmation contenue dans l’article de Haaretz a été largement reprise dans la presse arabe et partagée sur les réseaux sociaux, déformée et sortie de son contexte.

La police a confirmé que 364 personnes avaient été tuées lors de la rave Supernova, soit près d’un tiers des 1 200 personnes, pour la plupart des civils, tuées lors de l’assaut dévastateur du 7 octobre sur le sud d’Israël. Au moins 240 personnes ont également été enlevées par les terroristes et emmenées dans la bande de Gaza. Israël a alors lancé une incursion aérienne et terrestre visant à éliminer le Hamas.

Netanyahu a fustigé l’AP pour son document fallacieux, qualifiant cette déclaration de « totalement absurde ».

« L’AP a nié que c’était le Hamas qui avait perpétré l’horrible massacre lors du festival en plein air près de Gaza », a déclaré Netanyahu dans une déclaration vidéo publiée en hébreu et en anglais. « Elle a en réalité accusé Israël d’avoir perpétré ce massacre. C’est un renversement complet de la vérité. »

Netanyahu a déclaré qu’Abbas, « qui dans le passé a nié l’existence de la Shoah, nie aujourd’hui l’existence du massacre du Hamas, et c’est inacceptable ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprimant lors d’une conférence de presse, au ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 11 novembre 2023. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool/Flash90)

« Mon objectif est qu’au lendemain de la destruction du Hamas, toute future administration civile à Gaza ne nie pas le massacre, n’éduque pas ses enfants à devenir des terroristes, ne paie pas pour des terroristes et ne dise pas à ses enfants que leur but ultime dans la vie est de voir la destruction et la dissolution de l’État d’Israël », a-t-il déclaré. « Ce n’est pas acceptable et ce n’est pas ainsi que l’on parviendra à la paix. »

Le chef de l’opposition Lapid s’est joint à la condamnation de la « fausse et abominable » déclaration de l’AP.

« Quiconque nie le massacre se rend complice du pire crime commis contre le peuple juif depuis la Shoah », a-t-il affirmé.

La police a publié un communiqué en réponse qui indique que son enquête s’est concentrée seulement et uniquement sur l’activité de la police, et non sur une quelconque activité de l’armée, et qu’elle n’avait donc fourni « aucune indication sur le préjudice subi par des civils en raison de l’activité aérienne qui s’y est déroulée ».

Le communiqué appelle les médias à « assumer la responsabilité de leurs publications et à ne fonder leurs articles que sur des sources officielles ».

Tsahal n’a pas commenté l’article. L’armée a déjà déclaré qu’elle enquêterait sur les attaques du 7 octobre après la guerre.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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