Le FMI recommande l’octroi d’un crédit à l’Egypte
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Le FMI recommande l’octroi d’un crédit à l’Egypte

Ce crédit porte sur 12 milliards de dollars qui seront versés sur trois ans au terme d'un "ambitieux programme de réformes"

Christine Lagarde, présidente du FMI, au forum économique mondial à Davos en Suisse, le 25 janvier 2013 (Crédit : World Economic Forum from Cologny, Switzerland/CC-SA 2.0)
Christine Lagarde, présidente du FMI, au forum économique mondial à Davos en Suisse, le 25 janvier 2013 (Crédit : World Economic Forum from Cologny, Switzerland/CC-SA 2.0)

La directrice générale du FMI Christine Lagarde a indiqué mardi qu’elle allait recommander au Conseil d’administration du Fonds, qui se tient vendredi, l’approbation d’un crédit de 12 milliards de dollars pour l’Egypte.

Dans un communiqué, la patronne du Fonds monétaire international salue « l’ambitieux programme de réformes » qui devrait « mettre l’économie du pays sur une voie durable et permettre une croissance riche en emplois ».

« Je vais recommander au Conseil d’administration d’approuver la demande de l’Egypte » pour soutenir ce programme de réformes « qui aidera à restaurer la stabilité macro-économique et conduira l’économie de l’Egypte plus près de son plein potentiel », a-t-elle ajouté.

Ce crédit porte sur 12 milliards de dollars (11 milliards d’euros) qui seront versés sur trois ans au terme d’un programme de réformes qui comprend la libéralisation du taux de change et la réduction des subventions publiques, qui représentent 7,9 % des dépenses du gouvernement et sont allouées notamment à l’essence et à l’électricité.

« Permettre au taux de change d’être déterminé par les forces du marché va nettement améliorer la compétitivité extérieure de l’Egypte, remédier au manque de réserves en devises, soutenir les exportations, le tourisme et aider à attirer des investissements étrangers », assure Christine Lagarde.

Le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi au Caire, le 17 avril 2016 (Crédit : AFP/Khaled Desouki)
Le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi au Caire, le 17 avril 2016 (Crédit : AFP/Khaled Desouki)

Quant à la réduction des subventions énergétiques, cela « va contribuer à réduire le déficit budgétaire et libérer des ressources publiques en faveur de dépenses sociales mieux ciblées comme la santé et l’éducation », a-t-elle ajouté.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a récemment défendu ces réformes « difficiles mais inévitables » dans l’attente du prêt du FMI.

« Les réformes sont difficiles, mais elles sont inévitables pour sauver la situation économique », a affirmé le président Sissi, dans un entretien accordé mi-octobre aux quotidiens Al-Ahram, Akhbar El-Yom et Al-Gomhoureya.

Jeudi, la Banque centrale égyptienne avait décidé de laisser flotter la livre égyptienne, entraînant de facto une forte dévaluation de près de 50% face au dollar.

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