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Le futur ministre du Logement aurait divisé un appartement sans autorisation

Yitzchak Goldknopf, chef du parti Yahadout HaTorah, serait toujours enregistré comme ayant des droits de propriété sur un immeuble de la capitale, bien qu'il affirme le contraire

Illustration : Le leader du parti Yahadout HaTorah, le député er rabbin, Yitzchak Goldknopf, à la Knesset, à Jérusalem, le 13 décembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Illustration : Le leader du parti Yahadout HaTorah, le député er rabbin, Yitzchak Goldknopf, à la Knesset, à Jérusalem, le 13 décembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le chef du parti Yahadout HaTorah, Yitzchak Goldknopf, qui devrait occuper le poste de ministre du Logement et de la Construction dans la prochaine coalition, posséderait toujours une propriété à Jérusalem qui a été divisée en cinq unités distinctes sans l’obtention du permis requis au préalable, selon des informations publiées mercredi.

Goldknopf a répondu en niant avoir encore des droits sur la dite propriété et a blâmé des erreurs bureaucratiques pour avoir indiqué qu’il en était toujours le propriétaire, mais n’a pas fourni de documents prouvant qu’elle avait bien été transférée à un tiers.

Le chef de Yahadout HaTorah, dont la faction ultra-orthodoxe fait partie du bloc du Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu (droite, religieux et extrême-droite), est actif dans le secteur de l’immobilier et posséderait plusieurs propriétés dans la capitale.

Il s’agirait notamment d’un appartement dans un immeuble de la rue Avraham Talmodi, dans le quartier de Bukharim à Jérusalem. Selon le quotidien Haaretz, les registres montrent que Goldknopf a acheté l’appartement en 2013 pour 2,6 millions de shekels et les taxes foncières municipales sont toujours inscrites au nom de son épouse, Rivka.

Cependant, le journal a déclaré que la propriété de 135 mètres carrés – sur deux étages et une cave – a depuis été divisée en cinq appartements distincts, chacun avec sa propre entrée, tous situés dans les locaux d’origine. Les factures d’impôts fonciers municipaux pour l’appartement d’origine sont dûment payées et le nom du législateur apparaîtrait également sur d’autres documents attestant de ses droits de propriété.

L’article indique qu’aucune demande n’a été soumise aux autorités municipales pour diviser l’appartement en plusieurs petites unités. Bien que les archives montrent que des contrôles municipaux – ce que le quotidien ne précise pas – ont été effectués dans l’immeuble, et n’étaient pas dirigés contre Goldknopf.

La division d’un appartement en plus petites unités, sans l’obtention d’un permis, est un délit de propriété.

Le chef du Likud, Benjamin Netanyahu, à droite, serrant la main du chef du parti Yahadout HaTorah, Yitzchak Goldknopf, lors du plénum de la Knesset, le 21 novembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Selon une déclaration au nom du leader du parti Yahadout HaTorah à Haaretz, la propriété « n’est plus enregistrée au nom du rabbin Goldknopf » et ses droits sur la propriété ont été « transférés et dûment déclarés ».

La déclaration affirme que « pour des raisons techniques et d’enregistrement », son nom n’a pas été retiré du registre, sans donner plus de détails.

Toujours selon la déclaration, cela a probablement causé un « oubli » de la part de Haaretz, qualifiant de « troublante » l’accusation du journal selon laquelle Goldknopf aurait commis un délit de propriété.

Le journal dit avoir demandé à voir des documents montrant que les droits sur l’appartement ont été transférés à un tiers et que ce n’est pas Goldknopf qui a est à l’origine de la division, mais aucun document de ce type n’a été fourni.

Après avoir été contacté une nouvelle fois pour obtenir une réponse, Goldknopf a envoyé une lettre par l’intermédiaire d’un avocat, dans laquelle il mettait en garde contre une éventuelle action en justice.

La lettre souligne que l’appartement en question « n’appartient plus à notre client » et précise que les Goldknopf ont déménagé en 2021.

« Depuis lors, il n’a pas vécu dans l’appartement et a transféré ses droits sur celui-ci il y a longtemps, peu après son départ », indique la lettre, affirmant que le transfert a été signalé aux autorités fiscales comme il se doit.

« Il convient de souligner que pendant tout le temps où l’appartement était sous le contrôle du rabbin Goldknopf, il n’y a eu aucune division. Si, et dans la mesure où une division a été faite dans l’appartement, elle l’a été après coup », précise la lettre.

En ce qui concerne le paiement de l’impôt foncier municipal, la lettre indique que les prélèvements automatiques « ont continué par inadvertance même après le transfert des droits de propriété ». « Notre client vous remercie d’avoir attiré son attention sur cette question. »

La lettre indique également que l’enregistrement de toutes les propriétés de l’immeuble n’était « pas réglementé (c’est le moins que l’on puisse dire) et qu’il est possible qu’à cause de cela, des erreurs factuelles » aient été commises. « Ils sont en train de régulariser l’enregistrement », ajoute la lettre.

Un autre reportage de la Douzième chaîne cite des personnes qui louent des appartements « appartenant à Goldknopf » qui affirment qu’il n’est pas identifié comme le propriétaire et qu’ils ont signé des contrats avec quelqu’un d’autre. Une source a déclaré, sous couvert d’anonymat, à la chaîne qu’une demande de reçu de paiement des loyers avait été ignorée.

Illustration : Un bâtiment en cours de rénovation urbaine dans le cadre de la réglementation TAMA 38, à Kiryat Bialik, le 24 octobre 2018. (Crédit : Meir Vaaknin/Flash90/Dossier)

Goldknopf vit actuellement dans un autre appartement près du quartier de Mea Shearim de la capitale. Il est également propriétaire de la quasi-totalité d’un immeuble de la rue Malachi, a précisé le reportage télévisé.

Selon la chaîne, les arrangements présumés de Goldknopf pour la signature de contrats avec les locataires et la collecte des rentes pourraient soulever des questions sur le montant des impôts qu’il paie sur ces transactions.

Au début du mois, Goldknopf a laissé entendre qu’il ne voyait pas de crise du logement dans le pays.

« Les gens me parlent toujours d’une crise du logement. Je ne connaissais pas grand chose du ministère du Logement et de la Construction jusqu’à présent, donc je ne sais pas s’il y a effectivement une réelle crise », a déclaré Goldknopf lors d’une conférence organisée par le site d’information Walla.

Les chiffres publiés la semaine dernière par le Bureau central des statistiques (CBS) montrent que les prix des logements ont augmenté de 20,3 % en octobre par rapport à l’année précédente, soit la plus forte hausse d’une année sur l’autre.

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