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Le gendarme russe des télécoms bloque les sites de 15 médias, dont 2 israéliens

Roskomnadzor a suspendu l'accès à 9 TV Channel Israel et Vesty Israel, deux médias russophones basés en Israël, où vit une importante communauté ayant immigré d'ex-URSS

Drapeau de la Russie. (Crédit : Pixabay)
Drapeau de la Russie. (Crédit : Pixabay)

Le gendarme russe des télécoms Roskomnadzor a bloqué les sites d’au moins 15 médias supplémentaires, a constaté mercredi l’AFP, au moment où Moscou renforce son contrôle sur les informations publiées en ligne sur le conflit en Ukraine.

Les sites du média d’investigation renommé Bellingcat, de médias locaux russes, ainsi que de médias russophones basés en Israël et en Ukraine étaient inaccessibles mercredi en Russie sans réseau privé virtuel (VPN), ont observé des journalistes de l’AFP.

Ces sites apparaissent par ailleurs désormais sur la liste officielle des ressources bloquées par Roskomnadzor.

Parmi les sites basés en Russie bloqués, on compte le média indépendant Kavkazkï Ouzel (Kavkaz-uzel.eu), couvrant le Caucase, ainsi qu’un média régional basé dans l’Oural, à Perm (permdaily.ru).

Roskomnadzor a par ailleurs suspendu l’accès à deux médias russophones basés en Israël, où vit une importante communauté ayant immigré d’ex-URSS: 9 TV Channel Israel (www.9tv.co.il) et Vesty Israel (www.vesty.co.il).

Plusieurs médias d’informations ukrainiens ont également été bloqués (novosti.dn.ua; bukinfo.ua) et un média estonien, Postimees, qui a une version en russe.

Depuis le début de l’offensive contre l’Ukraine, le 24 février, le pouvoir russe a multiplié ses efforts pour contrôler les informations sur le conflit publiées sur internet.

Il a notamment bloqué les réseaux sociaux américains Twitter, Facebook, Instagram, ainsi que d’autres médias russophones critiques du Kremlin et opposés au conflit.

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