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Le gouvernement conclut un accord pour limiter la hausse des prix du pain

Selon l'accord conclu avec le ministère de l'Économie, le prix du pain complet sera augmenté en deux temps ; le contrôle des prix prendra fin en 2023

Du pain en vente au supermarché Rami Levy à Jérusalem, le 17 juillet 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Du pain en vente au supermarché Rami Levy à Jérusalem, le 17 juillet 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Yair Lapid a conclu un accord avec la ministre de l’Économie, Orna Barbivai pour limiter les hausses de prix prévues sur le pain.

Selon un communiqué publié lundi par le bureau de Lapid, les prix augmenteront progressivement au cours des prochains mois mais n’atteindront pas le bond précédemment prévu.

Selon l’accord, la commission de surveillance des prix augmentera le prix de la miche de pain complet de 5 %, du pain complet en tranches de 5,5 % et de la hallah de 8 %.

Une nouvelle hausse du prix des pains complets tranchés et de la hallah surviendra en décembre, à hauteur de 30 %.

Le prix de la miche de pain complet non tranchée sera également augmenté de 21 % pendant trois mois, ce qui reste inférieur à la hausse de plus de 35 % initialement prévue par la commission de fixation des prix, selon le communiqué.

Les ministres ont également décidé que le gouvernement mettrait fin au contrôle des prix du pain à partir d’avril 2023.

Lapid a demandé aux ministères des Finances et des Affaires sociales de financer davantage les programmes d’aide aux personnes confrontées à l’insécurité alimentaire.

La ministre de l’économie Orna Barbivai participant à une conférence à Modiin, le 26 mai 2022. (Crédit : Flash90)

Le mouvement de justice sociale Standing Together a déclaré dans un communiqué qu’avec la hausse des prix, le salaire minimum devrait également augmenter.

« Les prix augmentent, mais pas nos salaires. Après cinq ans de stagnation, il est temps d’augmenter le salaire minimum à 40 shekels de l’heure afin d’aider deux millions de salariés à boucler le mois. »

Le prix des autres types de pain blanc restera inchangé.

Les produits de boulangerie dont les prix sont surveillés, ou limités, sont notamment les pains blancs et complets, tranchés et non tranchés, ainsi que la hallah. Une hausse des prix de 20 %, qui aurait fait passer le coût du pain complet ordinaire de 7,11 shekels  à 8,54 shekels, devait entrer en vigueur au début du mois. La hausse a été suspendue par les principaux supermarchés suite à une demande de sursis de la part de Barbivai, alors que les négociations se poursuivaient pour trouver une alternative.

Le bureau du Premier ministre a déclaré que la hausse du prix du pain est le résultat d’une crise alimentaire mondiale liée à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui est un important exportateur de blé.

Selon les derniers chiffres publiés par le Bureau central des statistiques, le taux d’inflation annuel d’Israël s’élève à 4,4 % en juin, soit le taux le plus élevé depuis 2008.

L’indice des prix à la consommation (IPC) mesure le coût moyen des biens ménagers. Des hausses particulières ont été observées en juin dans les secteurs des transports (2,4 %), du logement (0,7 %), de la culture et des loisirs (0,7 %).

En revanche, une baisse de 8,5 % des coûts des fruits et légumes frais et de 3,4 % de l’habillement et des chaussures a été observée en juin, selon les données recueillies.

L’indignation face à l’augmentation du coût de la vie ne cesse de croître une décennie après qu’Israël a connu, pour la dernière fois, un mouvement social généralisé à ce sujet.

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