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Le Hamas annonce avoir perdu le contact avec deux otages

Le groupe terroriste exige que l'armée israélienne cesse ses opérations aériennes afin qu'ils puissent être "extraits"

Des manifestants réclamant la libération des otages à Gaza, sur la Place des Otages, à Tel Aviv, le 20 septembre 2025. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Des manifestants réclamant la libération des otages à Gaza, sur la Place des Otages, à Tel Aviv, le 20 septembre 2025. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le Hamas a déclaré dimanche avoir perdu le contact avec deux otages à l’occasion des opérations israéliennes qui ont été lancées dans deux quartiers de Gaza-City, alors que trois divisions de Tsahal s’enfonçaient plus profondément dans le nord de la ville dans le but de la conquérir.

Dans un communiqué, la branche armée du groupe terroriste, les Brigades al-Qassam, a déclaré avoir exigé que les militaires israéliens « se retirent au sud de la rue 8 (l’une des rues de Gaza-City) et cessent toutes leurs sorties aériennes pendant 24 heures à compter de 18 heures, ce soir, afin que des tentatives puissent être faites pour extraire les prisonniers [otages] ».

La mention apparente, dans cette déclaration, de l’emplacement exact du lieu de détention des otages est sans précédent.

Les deux captifs avaient été enlevés lors du pogrom commis par le Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023, l’attaque sanglante qui avait déclenché la guerre à Gaza. Le Forum des familles des otages et des disparus a déclaré dans un communiqué que leurs familles travaillaient avec les autorités pour examiner la déclaration du Hamas et qu’elles ont demandé que les noms de leurs proches ne soient pas rendus publics.

Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent 48 otages – dont 47 des 251 personnes qui avaient été kidnappées par les hommes armés du Hamas, le 7 octobre 2023. Parmi eux figurent les corps sans vie d’au moins 26 personnes dont la mort a été confirmée par l’armée israélienne. Vingt seraient encore en vie – et le sort réservé à deux autres suscite de vives inquiétudes, ont confié des responsables israéliens. Parmi les dépouilles qui se trouvent entre les mains du Hamas, se trouve également celui d’un soldat de l’armée israélienne qui avait perdu la vie à Gaza en 2014.

La déclaration du Hamas a fait suite à l’annonce, par Tsahal, de frappes de l’armée de l’air – des bombardements qui ont visé environ 140 cibles au cours de ces dernières vingt-quatre heures, notamment des bâtiments utilisés par des groupes terroristes, des hommes armés et d’autres infrastructures. De leur côté, des sources proches des services de santé dans la bande placée sous le contrôle du Hamas ont fait état d’au moins 77 personnes tuées par Israël dans le même temps.

De la fumée s’élève de Gaza-City après une frappe aérienne israélienne, le 27 septembre 2025. (Crédit : Fathi Ibrahim/Flash90)

Alors que les chars israéliens s’enfonçaient dimanche dans les quartiers résidentiels de Gaza-City, les autorités locales de la Santé ont fait savoir qu’elles n’avaient pas été en mesure de répondre à des dizaines d’appels désespérés, exprimant leur inquiétude face au sort qui est actuellement celui des habitants des zones ciblées. Des témoins et des médecins ont déclaré que les chars avaient approfondi leurs incursions dans les quartiers de Sabra, Tel Al-Hawa, Sheikh Radwan et Al-Naser, se rapprochant du centre et des zones occidentales de la ville, où des centaines de milliers de personnes ont trouvé refuge.

Israël avait ordonné aux habitants de Gaza-City de prendre la fuite avant le début de l’offensive. L’armée a déclaré vendredi qu’environ 780 000 personnes – un million de personnes vivent à Gaza-City – avaient quitté la ville jusqu’à présent, tandis que le Bureau des médias du gouvernement du Hamas a estimé que ce nombre s’élevait à près de 190 000.

Lors d’un incident survenu à Gaza, les soldats de la brigade Golani ont repéré une cellule de cinq hommes armés du Hamas qui ont lancé des roquettes RPG en direction d’un bâtiment où les forces israéliennes étaient stationnées, a noté Tsahal. L’attaque n’a fait aucun blessé et les militaires ont ensuite procédé à une frappe au drone contre les tireurs.

Par ailleurs, l’armée israélienne a indiqué que les forces de la 98e division avaient « renforcé leur contrôle opérationnel » sur Gaza-City et qu’ils avaient mené des frappes contre des sites et contre des membres du Hamas au cours de ces dernières vingt-quatre heures.

Les soldats sur le terrain ont également poursuivi leur avancée dans le sud de Gaza. Les forces de la Division de Gaza de l’armée israélienne ont abattu des hommes armés et ils ont détruit des infrastructures du Hamas, notamment des équipements de surveillance, dans le sud de la bande.

Des clans de la ville de Gaza bombardés après avoir refusé de gouverner une enclave anti-Hamas

Israël a récemment approché deux importants clans de Gaza-City, chargés de former des enclaves anti-Hamas dans la ville et, après avoir essuyé un refus, l’armée de l’air a bombardé leurs maisons, selon des informations qui sont parues dans le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat dans la journée de dimanche.

De la fumée s’élève à la suite d’une frappe militaire israélienne dans la ville de Gaza, vue depuis le centre de la bande de Gaza, vendredi 26 septembre 2025. (Crédit : AP Photo/Abdel Kareem Hana)

Le média a déclaré que le Shin Bet avait approché les représentants des familles Durmush et Bakr, toutes les deux restées à Gaza, afin de mettre en œuvre un plan visant à diviser la ville en zones contrôlées par des groupes armés soutenus par Israël.

Selon le journal, qui a cité des sources sécuritaires et des contacts sur le terrain à Gaza, les familles Durmush et Bakr ont rejeté cette offre, qui les aurait obligées à combattre le Hamas et à transmettre des renseignements à Israël.

Le projet proposé semblait similaire à un modèle mis en œuvre avec des groupes armés qui ont créé des enclaves anti-Hamas dans le sud de Gaza et qui revendiquent le soutien d’Israël.

Un membre de la famille Bakr, qui a demandé à rester anonyme, a confirmé ces informations au journal.

Selon les sources citées par Asharaq Al-Awsat, les familles ont rejeté l’offre vendredi. Samedi, Israël a frappé plusieurs maisons appartenant à des membres des deux familles à Gaza, tuant environ 36 personnes, a signalé l’article.

Le ministère de la Santé de Gaza, qui est placé sous la direction du Hamas, affirme que plus de 66 000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats qui déchirent la bande de Gaza jusqu’à présent, même si ce bilan est invérifiable et qu’il ne fait pas de distinction entre civils et hommes armés. De son côté, Israël a fait savoir, au mois d’août, que les militaires avaient abattu plus de 22 000 terroristes depuis le début de la guerre, en plus de 1 600 autres hommes armés sur le sol israélien, lors du pogrom du 7 octobre.

Des manifestants réclamant la libération des otages à Gaza, sur la Place des Otages, à Tel Aviv, le 20 septembre 2025. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le Hamas a libéré 30 otages — 20 civils israéliens, cinq soldats et cinq ressortissants thaïlandais — et il a restitué les corps sans vie de huit captifs israéliens tués pendant leur détention au cours d’un cessez-le-feu, entre le mois de janvier et le mois de mars 2024. Le groupe terroriste a également relâché un otage supplémentaire, un ressortissant américano-israéien, dans le cadre d’un « geste », a-t-il dit, à l’égard des États-Unis.

Le Hamas avait remis en liberté 105 civils pendant une trêve qui avait duré une semaine à la fin du mois de novembre 2023, et quatre otages avaient été libérés avant cela, dans les premières semaines de la guerre. En échange, Israël a libéré environ 2 000 terroristes palestiniens emprisonnés pour atteinte à la sécurité nationale, des prisonniers sécuritaires et des Gazaouis soupçonnés de terrorisme qui avaient été placés en détention pendant la guerre.

Huit otages ont été sauvés vivants par les soldats et les corps sans vie de 51 autres ont également été retrouvés – dont trois qui avaient été tués par erreur par l’armée israélienne alors qu’ils tentaient d’échapper à leurs ravisseurs. La dépouille d’un soldat qui était tombé sur le front en 2014 a aussi été rapatriée.

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