Israël en guerre - Jour 138

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Le Hamas confirme la mort de hauts commandants lors de précédents combats à Gaza

Tsahal avait annoncé la frappe de tunnels où se cachaient Ahmed Ghandour et Ayman Siam, sans certitude sur l'issue de l'attaque ; Un groupe terroriste fait état de deux autres morts

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Photo non datée d'un haut responsable du Hamas, Ahmed Ghandour, à gauche, avec le chef du groupe terroriste dans la bande de Gaza, Yahya Sinwar. (Utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)
Photo non datée d'un haut responsable du Hamas, Ahmed Ghandour, à gauche, avec le chef du groupe terroriste dans la bande de Gaza, Yahya Sinwar. (Utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)

Le groupe terroriste du Hamas a confirmé dimanche la mort de plusieurs de ses hauts commandants, pris pour cible par Israël lors des combats dans la bande de Gaza.

Par voie de communiqué, l’aile militaire du Hamas – à savoir les Brigades Ezzedine al-Qassam – a fait savoir qu’Ahmed Ghandour, commandant de la brigade du nord de Gaza, Ayman Siam, chef du réseau des tirs de roquettes du Hamas, Wael Rajab et Raafat Salman avaient été tués.

L’armée israélienne avait déjà annoncé avoir ciblé Ghandour et Siam, mais sans confirmation de l’issue de l’attaque. Suite à l’annonce du Hamas, l’armée israélienne a confirmé la mort de Ghandour, Siam, Rajab, Salman et Farsan Khalifa, un autre haut responsable.

Israël s’est donné pour mission de détruire le Hamas et de l’écarter du pouvoir à Gaza après l’attaque sauvage et ravageuse menée par le groupe terroriste dans les communautés du sud d’Israël, le 7 octobre dernier, au cours de laquelle plus de 1 200 personnes ont été tuées en Israël, principalement des civils, sans oublier les 240 personnes prises en otage et séquestrées depuis à Gaza

Plus tôt ce mois-ci, l’armée avait déclaré avoir ciblé de hauts commandants du Hamas lors de deux frappes aériennes contre les infrastructures souterraines du groupe terroriste à Gaza.

A ce moment précis, le porte-parole de Tsahal, le contre-amiral Daniel Hagari, n’avait pas confirmé leur mort. Ces 15 dernières années, l’armée s’en est prise à plusieurs reprises à certaines personnes figurant sur la liste des disparus.

De la fumée s’élevant au-dessus de bâtiments lors d’une frappe israélienne sur la bande de Gaza, sur une photo prise depuis le sud d’Israël, le 19 novembre 2023. (Crédit : Kenzo Tribouillard/AFP)

L’une des frappes a pris pour cible un tunnel dans lequel se cachaient plusieurs hauts commandants militaires du Hamas, dont Ghandour et Siam, a indiqué M. Hagari.

L’autre frappe visait un tunnel dans lequel se cachaient des membres importants du bureau politique du Hamas, comme Rawhi Mushtaha, Essam al-Dalis ou Sameh al-Siraj, a-t-il ajouté.

Hagari avait déclaré au moment des faits : « Le Hamas tente de cacher les conséquences de cette frappe ».

Ghandour était le chef de la brigade du nord de Gaza pour l’aile militaire du Hamas et l’un des plus hauts responsables militaires du groupe terroriste. Il aurait été un proche confident du chef militaire du Hamas, Muhammed Deif, et aurait supervisé l’enlèvement du soldat israélien Gilad Shalit, en 2006.

Ghandour aurait survécu à plusieurs tentatives d’assassinat par Tsahal, notamment en 2002 et 2012, et le Département d’État américain l’a qualifié de terroriste mondial en 2017.

Il a purgé une peine au sein des prisons israéliennes entre 1988 à 1994 et a été emprisonné par l’Autorité palestinienne de 1995 à 2000.

Siam était, pour sa part, à la tête du réseau des tirs de roquettes du Hamas. Il avait également été commandant de l’artillerie du Hamas.

Israël avait déjà tenté de l’éliminer, notamment en 2009 et 2014.

Rajab était l’adjoint de Ghandour et officier des opérations du Hamas dans le nord de Gaza. Il avait été chef de la police dans le nord de Gaza et commandant du bataillon du Hamas Beit Lahiya.

Salmane était à la tête du réseau de soutien au combat du Hamas dans le nord de Gaza. Il avait été l’adjoint du chef de la brigade du nord de Gaza pour le Hamas.

Selon l’armée israélienne, il a participé à la préparation de l’assaut du 7 octobre, notamment en ce qui concerne l’utilisation de parapentes pour s’infiltrer en Israël.

Toujours selon l’armée israélienne, Salman a été tué lors de la même frappe que Ghandour et Rajab.

Khalifa était un haut responsable du quartier général du Hamas, en Cisjordanie, d’où le groupe terroriste dirige les attaques contre Israël.

L’armée israélienne a expliqué que Khalifa était proche de hauts responsables du Hamas et qu’il avait contribué à la préparation d’attaques contre Israël, comme en recrutant une cellule terroriste dans le camp de réfugiés de Nur Shams, près de Tulkarem, en Cisjordanie.

Jusqu’à présent, Israël a axé son offensive sur le nord de Gaza et invité ses habitants à évacuer en direction du sud, tout en continuant à cibler les sites terroristes dans la moitié inférieure de la bande de Gaza.

La majeure partie de la population de l’enclave, qui compte 2,3 millions d’habitants, s’est réfugiée dans le sud de Gaza, où l’armée israélienne pense que les dirigeants du Hamas encore en vie se cachent dans des tunnels.

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