Le Hezbollah n’a pas peur des “menaces” américano-saoudiennes
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Le Hezbollah n’a pas peur des “menaces” américano-saoudiennes

“Nous n'avons peur ni d'une guerre, ni de sanctions, ni du tapage médiatique”, a déclaré Hassan Nasrallah

Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, lors d'une rare apparition publique, à Beyrouth, au Liban, le 3 novembre 2014. (Crédit : AFP/al-Manar)
Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, lors d'une rare apparition publique, à Beyrouth, au Liban, le 3 novembre 2014. (Crédit : AFP/al-Manar)

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé jeudi que le groupe terroriste libanais n’avait peur ni des « menaces » ni des « sanctions », après les récentes diatribes américaines et saoudiennes contre le mouvement chiite et son parrain.

Lors d’un sommet qui a réuni dimanche à Ryad les Etats-Unis, les pays arabes et des états musulmans, l’Iran, grand rival de l’Arabie saoudite, a été accusé par le président américain Donald Trump et le roi Salmane d’Arabie de soutenir le « terrorisme » à travers des mouvements comme le Hezbollah.

« Nous n’avons peur ni d’une guerre, ni de sanctions, ni du tapage médiatique », a déclaré Hassan Nasrallah dont le discours était diffusé sur écran géant devant des milliers de ses partisans à Hermel, ville de l’est du Liban.

« Rien ne nous fait peur […], les mouvements de résistance n’ont pas peur des menaces de mort », a-t-il ajouté.

Nasrallah, dont le groupe combat en Syrie auprès du régime de Bashar el-Assad, s’exprimait à l’occasion du 17e anniversaire du retrait d’Israël du sud du Liban, après 22 ans de présence militaire.

Peu avant le sommet de Ryad, un haut responsable du Hezbollah, Hachem Safieddine, avait été inscrit sur la première liste américano-saoudienne de « désignation terroriste ».

Le Hezbollah, créé dans les années 1980 par l’Iran, est déjà classé comme organisation terroriste par les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.

Le président américain Donald Trump pendant le sommet arabo-islamico-américain à Ryad, en Arabie saoudite, le 21 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)
Le président américain Donald Trump pendant le sommet arabo-islamico-américain à Ryad, en Arabie saoudite, le 21 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Lors du sommet de Ryad, Trump avait appelé « toutes les nations » à « travailler ensemble pour isoler » le régime iranien en attendant qu’il montre « sa volonté d’être un partenaire pour la paix ».

« Du Liban à l’Irak en passant par le Yémen, l’Iran finance, arme et entraîne des terroristes, des milices et d’autres groupes terroristes qui répandent la destruction et le chaos à travers la région », a-t-il accusé.

Quant au roi Salmane, il avait qualifié l’Iran de « fer de lance du terrorisme mondial ».

Le Hezbollah est la bête noire d’Israël contre lequel il a livré une guérilla sans merci jusqu’à chasser son armée du sud du Liban en 2000, mais le groupe chiite est également honni par le royaume saoudien sunnite qui l’accuse d’être un instrument aux mains de l’Iran.

Le Liban est divisé en deux blocs, l’un emmené par le Premier ministre Saad Hariri soutenu par Ryad, et l’autre par le Hezbollah.

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