Le Hezbollah suffisamment fort pour anéantir Israël seul, selon l’Iran
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Le Hezbollah suffisamment fort pour anéantir Israël seul, selon l’Iran

D'après le dirigeant des Gardiens de la révolution, le groupe terroriste libanais a perfectionné ses compétences durant la guerre civile syrienne

Le général Hossein Salami, commandant des Gardiens de la révolution, assiste à une réunion à Téhéran, en Iran, le 24 avril 2019. (Sepahnews via AP)
Le général Hossein Salami, commandant des Gardiens de la révolution, assiste à une réunion à Téhéran, en Iran, le 24 avril 2019. (Sepahnews via AP)

Le commandant des Gardiens de la révolution iranien a déclaré mercredi que le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah basé au Liban avait renforcé ses capacités militaires en territoire syrien et était désormais assez puissant pour « rayer de lui-même le régime sioniste ».

« Ils [les États-Unis et leurs alliés] avaient l’intention de saper l’influence régionale de l’Iran, mais tout le monde a été témoin de l’effet de cette politique sur le renforcement de l’influence iranienne et de la formation d’un front uni contre le régime sioniste », a déclaré le général Hossein Salami lors d’une cérémonie dans la ville d’Urumiyeh, dans le nord du pays, selon l’agence de presse Fars.

« Le Hezbollah libanais a développé une telle puissance grâce à son expérience de la confrontation contre les guerres par procuration qu’il est maintenant capable de rayer de lui-même de la carte le régime sioniste durant toute guerre éventuelle », a-t-il déclaré.

La République islamique finance les activités du groupe terroriste.

Les remarques de Salami surviennent en pleine hausse des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran et d’accusations grandissantes dans le monde arabe selon lesquelles Israël serait responsable d’une explosion massive plus tôt cette semaine dans un dépôt d’armes de Bagdad contrôlé par une milice chiite soutenue par l’Iran.

Des combattants du Hezbollah brandissent des drapeaux lors d’une commémoration de Sheik Abbas al-Mousawi, leader du mouvement été tué dans une frappe aérienne israélienne en 1992, dans le village de Tefahta, dans le sud du Liban, le 13 février 2016. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP)

Mardi, un ancien vice-Premier ministre irakien a apparemment blâmé Israël pour l’explosion massive de la nuit précédente. Mercredi, une source de sécurité non identifiée a déclaré à Asharq al-Awsat, un journal en langue arabe publié à Londres, qu’Israël était à l’origine du tir.

« Tout semble indiquer qu’Israël, peut-être avec le soutien des États-Unis, complète ce qu’il a commencé en Syrie, à savoir cibler des sites comptant des forces iraniennes », a déclaré la source.

Israël n’a pas commenté ces affirmations.

Selon des médias étrangers, Israël lancerait de plus en plus de frappes aériennes contre les milices irakiennes soutenues par l’Iran, après des années de raids visant à empêcher Téhéran de s’implanter en Syrie.

Les responsables israéliens ont identifié l’Irak comme une base d’opérations de plus en plus importante dans les efforts soutenus de l’Iran contre l’Etat juif.

Une entreprise israélienne d’imagerie satellite a publié des photos du dépôt d’armes détruit, affirmant qu’il était « probable » que la structure ait été rasée lors d’une frappe aérienne.

Mercredi également, le président iranien Hassan Rouhani a condamné l’implication d’Israël dans les efforts navals dirigés par les Etats-Unis visant à renforcer la sécurité dans le golfe Persique après une série de saisies de pétroliers par l’Iran.

Lors d’une réunion hebdomadaire du cabinet, Rouhani a déclaré que les États du Golfe pouvaient garantir la sécurité dans la région sans l’aide des États-Unis et a accusé Israël de semer l’instabilité au Moyen-Orient.

Photo satellite d’un dépôt d’armes dans le sud de Bagdad contrôlé par une milice pro-iranienne touché lors d’une supposée opération israélienne, le 12 août 2019. (ImageSat International)

« Les Israéliens devraient s’occuper de la sécurité de là où ils se trouvent s’ils le peuvent. Bien que, partout où ils passent, ils n’apportent qu’insécurité, massacres et terreur », aurait-il déclaré, cité par l’agence Mehr.

« Le principal auteur du terrorisme, de guerre et de massacres dans la région est le régime occupant d’Israël », a-t-il ajouté.

Ses commentaires font suite aux efforts déployés par l’administration Trump visant à mettre en place une mission de sécurité navale dirigée par les États-Unis autour du détroit d’Hormuz, où de récentes saisies de navires par l’Iran ont exacerbé les tensions avec l’Occident.

Les États-Unis veulent y implanter une coalition internationale pour surveiller et éventuellement escorter dans la zone les navires commerciaux. La Grande-Bretagne a déclaré la semaine dernière qu’elle rejoindrait la mission ; aucun autre allié américain ne s’est engagé jusqu’à présent.

Il n’a pas été déterminé si Israël avait ou non été invité à participer. La semaine dernière, le site d’information Ynet a néanmoins rapporté que le ministre des Affaires étrangères, Yisrael Katz, avait déclaré lors d’une réunion à huis-clos de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset qu’Israël était impliqué dans les efforts menés par les États-Unis.

Katz a déclaré qu’Israël assistait la mission visant à sécuriser cette importante voie navigable avec du renseignement et dans d’autres champs non spécifiés. Il a souligné que la mission était dans l’intérêt stratégique d’Israël afin de contrer l’Iran et de renforcer ses liens avec les pays du Golfe.

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