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Le journal de l’espace d’Ilan Ramon transféré à la Bibliothèque nationale d’Israël

Les pages manuscrites de l'astronaute israélien décédé ont survécu à l'explosion de 2003 qui a détruit la navette spatiale Columbia, tuant tous ses occupants

Image composite de feu l'astronaute israélien Ilan Ramon sur fond d'une des pages de son journal intime, récupérée et restaurée après l'explosion fatale de la navette spatiale Columbia en 2003. (Crédit : NLI)
Image composite de feu l'astronaute israélien Ilan Ramon sur fond d'une des pages de son journal intime, récupérée et restaurée après l'explosion fatale de la navette spatiale Columbia en 2003. (Crédit : NLI)

Le journal manuscrit de feu l’astronaute israélien Ilan Ramon a été transféré à la Bibliothèque nationale d’Israël (NLI), où il a été numérisé avant d’être entreposé dans un coffre-fort climatisé avec les autres articles rares et fragiles de la collection, a annoncé la NLI dans un communiqué publié mercredi.

Ramon se trouvait à bord de la navette spatiale Columbia lorsque celle-ci a explosé au moment de son entrée dans l’atmosphère terrestre en 2003, tuant les sept astronautes qui se trouvaient à bord. Son journal, dans lequel il avait consigné des notes et des réflexions en hébreu pendant les 16 jours de la mission, est retombé sur terre et a atterri dans une zone humide et marécageuse. Il a été gravement endommagé, mais son contenu est resté intact.

Le journal a été conservé pendant près de vingt ans au musée d’Israël, où les pages ont été restaurées et préservées, un processus qui a duré quatre ans. Deux des fils de Ramon, Tal et Yiftach, ont accompagné le journal dans sa nouvelle demeure au NLI.

Ilan Ramon a été le premier astronaute israélien et un pilote de chasse de l’armée de l’air. Il a participé à l’opération Opera, le bombardement du réacteur nucléaire irakien d’Osiraq en 1982. Son épouse Rona est décédée d’un cancer en 2018 et a reçu le Prix Israël à titre posthume pour son travail au sein de la Fondation Ramon. Leur fils aîné, Assaf Ramon, qui suivait une formation de pilote de l’armée de l’air, est mort dans un accident d’entraînement en 2009.

Le journal contient les notes et les observations de Ramon sur la mission, ainsi que des réflexions personnelles. Ramon avait apporté d’autres objets personnels dans l’espace, notamment un petit rouleau de Torah qui avait survécu au camp de concentration de Bergen-Belsen, et du vin pour la bénédiction du kiddoush de Shabbat.

« Sachant qu’il allait réciter le kiddoush en direct de l’espace, Ramon voulait s’assurer qu’il n’oublierait pas un seul mot » et a écrit la prière du vendredi soir, avec des notes, dans son journal, a noté la NLI.

Une page du journal d’Ilan Ramon, qui a survécu à l’explosion de la navette spatiale Columbia en 2003. (Crédit : NLI)

Dans un extrait du journal d’Ilan Ramon, traduit en anglais par la NLI, il décrit la routine matinale des astronautes : « Journal de voyage, sixième jour. Aujourd’hui, c’est peut-être le premier jour où j’ai vraiment eu l’impression de ‘vivre’ dans l’espace ! Je suis devenu un homme qui vit et travaille dans l’espace. Comme dans les films. Nous nous levons le matin en lévitation légère et nous nous rendons dans la ‘salle de séjour’. Je me brosse les dents, je me lave le visage et je me mets au travail. Un petit café. Une conférence de presse avec le Premier ministre, puis on se remet immédiatement au travail, en observant la couche d’ozone ».

Tal et Yiftach Ramon avec l’étui de protection contenant le journal de leur père, à la Bibliothèque nationale d’Israël, dans une image publiée le 29 mai 2024. (Crédit : NLI)

Dans un autre extrait, tiré d’une conversation qu’il a eue en orbite avec le Premier ministre de l’époque, Ariel Sharon, Ramon parle de la vue de la Terre depuis l’espace : « De notre point de vue, ici dans l’espace, nous regardons [la Terre] et nous voyons un monde sans frontières, où règnent la paix et la splendeur. Nos cœurs sont remplis d’une prière pour que l’humanité entière puisse imaginer le monde tel qu’il nous apparaît ici, sans frontières, et que nous puissions nous efforcer de vivre ensemble en paix ».

Le journal doit encore subir d’autres traitements de conservation, puis il sera décidé s’il rejoindra l’exposition permanente de la NLI destinée à la population.

« En attendant, il est ici en bonne compagnie. Il ‘vit’ dans la même salle que les écrits de Newton et de Maïmonide », a déclaré Marcela Skezely, responsable du laboratoire de conservation de la NLI.

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