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Le Liban présentera d’ici la semaine prochaine un plan de désarmement du Hezbollah

L'envoyé américain en Syrie et au Liban déclare que Washington soutiendra la prolongation d'un an du mandat des Casques bleus de la FINUL

Illustration : Des partisans du Hezbollah brandissent des drapeaux du Hezbollah et scandent des slogans lors d'un rassemblement devant l'ambassade d'Iran à Beyrouth, au Liban, le 25 juin 2025, pour rendre hommage à la République islamique d'Iran pour ce que les organisateurs ont qualifié de « rupture avec l'agression américaine et israélienne ». (Crédit : AP Photo/Hassan Ammar)
Illustration : Des partisans du Hezbollah brandissent des drapeaux du Hezbollah et scandent des slogans lors d'un rassemblement devant l'ambassade d'Iran à Beyrouth, au Liban, le 25 juin 2025, pour rendre hommage à la République islamique d'Iran pour ce que les organisateurs ont qualifié de « rupture avec l'agression américaine et israélienne ». (Crédit : AP Photo/Hassan Ammar)

Le 31 août, le Liban présentera un plan visant à convaincre le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par la République islamique d’Iran, de déposer les armes, a annoncé mardi Thomas Barrack, envoyé spécial américain pour la Syrie et le Liban.

Dès qu’il aura reçu le plan libanais, Israël devra formuler une contre-proposition, a indiqué Barrack à l’issue d’une réunion à Beyrouth avec le président libanais, Joseph Aoun.

Selon Barrack, le plan préparé par le Liban pour obtenir du Hezbollah qu’il rende les armes n’impliquerait pas nécessairement d’action militaire.

« Ni l’armée libanaise, ni le gouvernement ne parlent d’entrer en guerre. Ils discutent de la manière d’obtenir du Hezbollah qu’il dépose son arsenal », a-t-il expliqué.

Barrack a par ailleurs affirmé que les États-Unis donneraient leur approbation à la prolongation d’un an du mandat de maintien de la paix de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).

Israël a fait savoir que l’État juif réduirait sa présence militaire dans le sud du Liban à condition que les forces armées libanaises agissent pour désarmer le Hezbollah, d’après un communiqué du bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahu.

L’ambassadeur américain en Turquie et envoyé spécial pour la Syrie, Tom Barrack (à gauche), fait une déclaration, accompagné de l’envoyée adjointe américaine pour le Moyen-Orient, Morgan Ortagus, après une réunion avec le président libanais au palais présidentiel de Baabda, le 26 août 2025. (Crédit : ANWAR AMRO / AFP)

Dans un communiqué publié lundi, le bureau de Netanyahu a salué la « décision historique » prises par les dirigeants de Beyrouth de désarmer le Hezbollah, qualifiant cette mesure « d’occasion cruciale, pour le Liban, de retrouver sa souveraineté et de rétablir l’autorité de ses institutions d’État, de son armée et de son gouvernement, hors de l’influence d’acteurs non étatiques ».

La semaine dernière, le chef du groupe terroriste chiite libanais, Naïm Qassem, a pour sa part mis en garde le gouvernement libanais contre toute confrontation : si le gouvernement passe outre, alors il n’y aura « plus aucune vie » au Liban.

La guerre qui l’a opposé à Israël l’an dernier a considérablement affaibli le Hezbollah, de nombreux responsables et combattants du groupe terroriste ayant trouvé la mort. Conformément aux termes de l’accord de paix négocié par les États-Unis qui a mis fin à ce conflit, l’État libanais a l’obligation de désarmer les groupes armés.

Le Hezbollah et son allié, le mouvement Amal, ont reporté les manifestations prévues dans la rue contre l’initiative de désarmement soutenue par les États-Unis, laissant ainsi la place au dialogue avec le gouvernement, a rappelé Qassem. Mais les futures manifestations pourraient viser l’ambassade américaine à Beyrouth.

Le chef adjoint du Hezbollah libanais, Naim Qassem, lors d’une rencontre avec le nouveau président iranien à Téhéran le 29 juillet 2024. (Crédit : Présidence iranienne / AFP).

Dans un discours prononcé lundi, Qassem a également souligné que le gouvernement libanais, avant de pouvoir engager des discussions sur une stratégie de défense nationale, devait d’abord s’assurer qu’Israël respectait le cessez-le-feu de novembre. Il a également critiqué le gouvernement pour avoir persisté dans sa politique actuelle.

Depuis l’instauration du cessez-le-feu, l’armée israélienne affirme avoir mené plus de 500 frappes aériennes contre des cibles du Hezbollah au Liban, tuant au moins 230 terroristes et détruisant des dizaines de sites lui appartenant, au motif qu’ils avaient violé les termes de la trêve.

Israël a de surcroît fait savoir qu’il n’hésiterait pas à lancer des opérations militaires plus destructrices si Beyrouth ne procédait pas au désarmement du Hezbollah.

En vertu de l’accord de cessez-le-feu, Israël peut légitimement agir contre les menaces immédiates posées par le Hezbollah. L’État juif doit toutefois transmettre ses plaintes concernant les menaces à plus long terme à un comité de surveillance.

Les hostilités entre Israël et le Hezbollah ont duré plus d’un an. Elles ont débuté lorsque le groupe terroriste libanais a lancé des tirs visant Israël en l’absence de toute provocation, par simple solidarité avec son allié, le Hamas, après le pogrom perpétré dans le sud d’Israël par le groupe terroriste palestinien le 7 octobre 2023.

Les tirs de roquettes depuis le Liban ont entraîné le déplacement de quelque 60 000 habitants du nord d’Israël. Afin de garantir leur retour en toute sécurité, Israël a intensifié ses opérations au Liban en septembre, conduisant à deux mois de guerre ouverte avec le Hezbollah, deux mois au cours desquels les responsables et l’arsenal du groupe terroriste ont été décimés.

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