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« Le macronisme c’est de l’attalisme », estime Marine Le Pen

Au congrès du FN le 11 mars, Le Pen avait fustigé "l'errance" du président français, qu'elle avait qualifié de "nomade" comme les migrants ou les expatriés fiscaux

La présidente du Front National français d'extrême-droite Marine Le Pen s'exprime durant le congrès de son parti à Lille, après sa réélection à la tête du parti, le 11 mars 2018 (Crédit :  AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN)
La présidente du Front National français d'extrême-droite Marine Le Pen s'exprime durant le congrès de son parti à Lille, après sa réélection à la tête du parti, le 11 mars 2018 (Crédit : AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN)

« Le macronisme c’est de l’attalisme », a déclaré dimanche la présidente du Front national Marine Le Pen, en référence à l’économiste et ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali, qu’elle associe à une « philosophie de la dérégulation », « du déracinement » et du « nomadisme ».

« Le macronisme en réalité n’est pas du macronisme, c’est de l’attalisme. Emmanuel Macron a commencé sa carrière politique au côté de Jacques Attali et on voit bien qu’on retrouve dans les réformes d’Emmanuel Macron en réalité la philosophie de Jacques Attali », a affirmé la député du Pas-de-Calais dans l’émission Questions politiques sur FranceInter/franceinfo/ LeMonde.

Pour la finaliste de la présidentielle, les réformes du président de la République correspondent à « une philosophie au bénéfice des grandes puissances financières, qui est une philosophie de la dérégulation, de la mise en concurrence, y compris de l’ensemble de nos services publics, et une philosophie du déracinement, de la mobilité y compris de la mobilité forcée, que j’ai appelée le nomadisme ».

Au congrès du FN le 11 mars, elle avait fustigé « l’errance » d’Emmanuel Macron, qu’elle avait qualifié de « nomade » comme les migrants ou les expatriés fiscaux, et cité à cet égard un essai de M. Attali intitulé « L’homme nomade » (Fayard, 2003).

A propos de la réforme de la SNCF, que le FN conteste comme les syndicats de l’entreprise ferroviaire, elle a souhaité « de la concertation », car recourir aux ordonnances est pour elle « un signal très clair du refus de la concertation ».

Marine Le Pen a estimé également que « l’Etat doit reprendre la dette de la SNCF ». Pour elle, « le service public peut très certainement toujours être encore amélioré » et « il y a eu des erreurs stratégiques majeures », mais « il est quand même très bon ».

Quant aux mouvements dans les universités, la dirigeante frontiste a affirmé que « vous ne me verrez pas manifester aux côtés des étudiants bolcho qui bloquent les facultés (…) en écrivant sur les murs ‘mort aux flics' ».

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