Le n°1 de l’armée affirme que l’accord de calme avec la bande de Gaza fonctionne
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Le n°1 de l’armée affirme que l’accord de calme avec la bande de Gaza fonctionne

Mais Aviv Kochavi a aussi assuré aux dirigeants des communautés locales voisines de la bande que l'armée ne resterait pas indéfiniment sans rien faire face aux ballons incendiaires

Des manifestants palestiniens participent à des émeutes le long de la barrière de sécurité à l'est de la ville de Gaza alors que de la fumée s'envole dans le ciel. L'incendie a été provoqué par un engin incendiaire attaché à un cerf volant envoyé de l'autre côté de la frontière vers Israël depuis la bande de Gaza, le 15 mai 2019. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)
Des manifestants palestiniens participent à des émeutes le long de la barrière de sécurité à l'est de la ville de Gaza alors que de la fumée s'envole dans le ciel. L'incendie a été provoqué par un engin incendiaire attaché à un cerf volant envoyé de l'autre côté de la frontière vers Israël depuis la bande de Gaza, le 15 mai 2019. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Le chef d’état-major de l’armée israélienne a indiqué vendredi que l’accord officieux conclu avec les groupes terroristes gazaouis visant à garantir le calme à la frontière s’avérait efficace, mais a prévenu que ses troupes ne laisseraient pas les Palestiniens lancer des ballons incendiaires de façon indéfinie.

Le lieutenant-général Aviv Kochavi a fait ces remarques aux responsables des communautés vivant près de la frontière gazouie généralement agitée.

Il s’agissait de sa première rencontre avec ces représentants depuis qu’il a pris ses fonctions à la tête de l’armée israélienne plus tôt cette année.

Aviv Kochavi a assuré que le nombre de dispositifs incendiaires projetés en Israël et la violence près de la barrière frontalière avaient baissé par rapport au début de l’année, lorsque les affrontements entre les Palestiniens et les troupes israéliennes se produisaient quasi-quotidiennement.

Les Palestiniens dans une charrette tirée par un âne dans des zones résidentielles financées par le Qatar à Khan Younis dans le sud de la bande de Gaza, le 6 juin 2017 (Crédit : AFP/Said Khatib)

« Cette baisse… n’est pas une coïncidence », a-t-il affirmé, d’après des médias israéliens. « Aujourd’hui, nous préférons accorder une chance à cet accord. »

Malgré plusieurs incendies imputés aux ballons incendiaires observés ayant frappé Israël, la région n’a pas connu de regain de violence majeur depuis les tensions mortelles ayant éclaté début mai, qui avaient vu les groupes terroristes de la bande tirer près de 700 roquettes en Israël et des centaines de frappes aériennes israéliennes en représailles.

Les propos de Kochavi ont semblé confirmer l’existence d’un accord de cessez-le-feu avec le Hamas et d’autres organisations terroristes locales qui impliquerait une amélioration des conditions dans l’enclave en échange d’un calme à la frontière, conclu au lendemain des affrontements des 4 et 5 mai.

Le chef d’état-major Aviv Kohavi, deuxième à gauche, discute avec des soldats participant à un entraînement sur la base Tzeelim, dans le sud d’Israël (Crédit : armée israélienne)

Israël a refusé de reconnaître officiellement l’existence d’un tel accord.

Le Hamas, qui gouverne de facto la bande de Gaza, et le Jihad islamique soutenu par l’Iran ont tous les deux confirmé cette trêve négociée via des tiers étrangers.

Dans le cadre de cet accord présumé, Israël aurait accepté d’étendre la zone de pêche au large de la bande de Gaza, et autorisé le transfert de fonds qataris à l’enclave, afin d’y améliorer la situation humanitaire, entre autres mesures.

Un Palestinien montre un billet de 100 dollars reçu dans le cadre de l’aide de 480 millions de dollars allouée par le Qatar à la bande de Gaza, le 13 mai 2019.(MOHAMMED ABED / AFP)

Mais Kochavi a également assuré aux responsables locaux, « nous ne pouvons pas laisser perdurer le terrorisme des ballons ».

Depuis plusieurs semaines, Israël réagit à ces lancers par des restrictions successives de la zone de pêche autorisée au large de la côté gazaouie.

Jeudi, l’État juif a ainsi réduit cette zone à 10 miles nautiques, un jour après l’avoir élargie à 15 miles.

Aucun ballon incendiaire n’a été envoyé en Israël mercredi ou jeudi, a fait savoir le porte-parole des Services de secours et d’incendie, Eli Cohen.

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