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Engraissement et abattage: hausse de 42 % du nombre d’animaux importés en Israël

En 2021, 856 630 veaux et agneaux ont été importés en Israël ; 7 projets de loi visent à interdire l'importation d'animaux vivants pour privilégier la viande réfrigérée

Cargaison de veaux transportés vivants d'Australie à Eilat pour l’engraissement avant abattage, décembre 2019. (Israel Against Live Shipments)
Cargaison de veaux transportés vivants d'Australie à Eilat pour l’engraissement avant abattage, décembre 2019. (Israel Against Live Shipments)

Selon les chiffres du ministère de l’Agriculture, 856 630 veaux et agneaux ont été importés en Israël pour l’engraissement l’année dernière, – un chiffre record.

Cela représente une augmentation de 42 % par rapport à 2020. 601 741 animaux avaient alors été amenés dans le pays via de gigantesques navires.

Un peu plus de 96 800 des animaux ont été transférés à l’Autorité palestinienne (AP) en 2021, contre 45 440 en 2020.

Sept projets de loi visant à arrêter ces expéditions de produits vivants dans les trois ans ont été présentés par des élus de divers partis depuis la formation de la coalition actuelle en juin dernier. Tous sauf un – Miky Zohar (Likud) – sont membres de la coalition.

En novembre 2018, un mois avant la dissolution de la Knesset, qui a donné le coup d’envoi à une série de quatre élections non concluantes, les législateurs avaient donné leur feu vert, en lecture préliminaire, à un projet de loi initié par Zohar pour réduire progressivement le nombre d’animaux vivants importés en Israël et arrêter complètement ce type d’importation dans les trois ans afin d’effectuer une transition vers l’importation de viande réfrigérée.

Yasmin Sacks-Friedman (Yesh Atid), qui a lancé le mois dernier un caucus à la Knesset pour le bien-être animal, a déclaré qu’elle n’était pas surprise par les chiffres.

Posted by ‎ישראל נגד משלוחים חיים – Israel Against Live Shipments‎ on Thursday, December 30, 2021

« Les malheureux animaux qui arrivent par la mer remplissent les poches des importateurs qui s’enrichissent au détriment des souffrances causées aux animaux, et des citoyens qui paient plus cher la viande », a-t-elle déclaré.

« Nous devons mettre fin à cette terrible pratique. Elle n’est ni économique, ni saine et certainement pas morale. »

Une porte-parole d’Animals Now a déclaré que tant que les entreprises de transport d’animaux vivants seraient autorisées, elles « continueraient à entasser de plus en plus d’animaux dans des navires exigus et contaminés, vautrés dans l’urine et les excréments, blessés et désespérés. »

De nombreux médias ont dénoncé la cruauté envers les animaux à bord des navires, qui ressemblent à d’immenses parkings à étages transportant entre 1 000 à 20 000 bovins, ou 100 000 moutons, ou même les deux.

Une fois en Israël, les animaux sont chargés dans des camions pour des trajets qui peuvent durer plusieurs heures jusqu’aux abattoirs ou aux installations d’engraissement avant abattage. Ils sont traités avec des antibiotiques contre les infections que la surpopulation engendre.

Posted by ‎ישראל נגד משלוחים חיים – Israel Against Live Shipments‎ on Saturday, December 25, 2021

En mai 2020, le contrôleur de l’État avait reproché au ministère de l’Agriculture de ne pas avoir enquêté sur les problèmes liés aux expéditions d’animaux vivants et de ne pas avoir sanctionné les expéditeurs ou les importateurs qui ont enfreint les règles à plusieurs reprises. En outre, le rapport du contrôleur indiquait que les mesures prises pour surveiller, traiter et développer de nouveaux plans visant à limiter la propagation des maladies qui peuvent passer du bétail à l’homme, étaient insuffisantes.

Les Israéliens sont les quatrièmes plus gros consommateurs de viande bovine par habitant au monde. La première place est occupée par l’Argentine, suivie des États-Unis et du Brésil.

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