Le pionnier d’OurCrowd voit plus loin
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Le pionnier d’OurCrowd voit plus loin

Jon Medved, qui vient d'être récompensé pour sa contribution à la société israélienne, voit l’avenir en rose

David Shamah édite notre section « Start-Up Israel ». Spécialiste depuis plus de dix ans en technologies et en informatique, il est un expert reconnu des start-up israéliennes, de la high-tech, des biotechnologies et des solutions environnementales.

(G à D) Les lauréats du prix Nefesh B'Nefesh Bonei Zion : Professeur Charles Sprung ; Chana Reifman Zweiter ; Rabbi Dr. Seth Farber ; Tal Brody ; Staff Sgt. Asaf Stein, PhD ; Asher Weill ; et Jon Medved (Crédit : Sasson Tiram)
(G à D) Les lauréats du prix Nefesh B'Nefesh Bonei Zion : Professeur Charles Sprung ; Chana Reifman Zweiter ; Rabbi Dr. Seth Farber ; Tal Brody ; Staff Sgt. Asaf Stein, PhD ; Asher Weill ; et Jon Medved (Crédit : Sasson Tiram)

Les nouvelles technologies dans les domaines de l’informatique, de la médecine, des sciences de l’environnement, des neurosciences, et dans de nombreux autres domaines ne sont pas tout ce que la Nation start-up a inventé.

Elle a également largement créé une nouvelle façon d’investir, qui démocratise les opportunités et « donne à la personne moyenne disposant de 25 000 ou 50 000 dollars l’occasion de participer au prochain MobileEye ou Waze », déclare Jon Medved, PDG de OurCrowd, maintenant la plus grande plate-forme de socio-financement (ou crowdfunding) au monde.

« Le socio-financement a ouvert un tout nouveau monde d’opportunités aux investisseurs, mais il donne aussi aux start-ups une nouvelle façon de collecter des fonds et de puiser dans une communauté qui peut leur fournir beaucoup d’aide dans leur aventure. »

Et le meilleur est encore à venir, ajoute Medved. « Davantage de multinationales viennent en Israël à la recherche d’une technologie avancée, et cela crée un effet boule de neige virtuel – où plusieurs entrepreneurs sont encouragés à bâtir des entreprises, ce qui se traduit par un développement de la technologie et de l’innovation. »

Medved, l’une des figures de haute technologie les plus importantes en Israël, gère OurCrowd depuis 2012 – mais il travaille dans la technologie israélienne depuis des décennies, comme entrepreneur qui a ouvert et fermé de nombreuses entreprises de high-tech. Avec OurCrowd, Medved a élevé la technologie israélienne à un autre niveau – et c’est pour cette raison qu’il a reçu le prix Bonei Tzion (constructeurs de Sion) mardi dernier à la Knesset.

Medved – avec cinq autres immigrants anglophones – est récompensé par l’organisation Nefesh B’Nefesh.

Les six recevront chacun un prix de 10 000 dollars pour « illustrer la manière dont les immigrants effectuent des progrès historiques et contribuent, chacun dans son propre domaine, à la réussite du pays et de notre nation », a déclaré le président de Nefesh B’Nefesh, Rabbi Yehoshua Fass.

Pour Medved, le crowdfunding est une combinaison de trois thèmes qui ont dominé sa vie, raconte-t-il au Times of Israel dans une interview exclusive.

« Je suis arrivé en Israël en 1980, après avoir travaillé comme organisateur pour l’Agence juive dans les universités américaines. J’étais un organisateur communautaire avant Barack Obama, j’éveillais les consciences autour d’Israël, parlais de l’importance de l’alyah – et finalement j’ai été victime de ma propre ‘propagande’ et j’ai moi-même fait l’alyah. »

« J’ai également toujours été présent dans la technologie – l’un des premiers défenseurs de la Nation start-up« , raconte Medved. « Je suis fier de dire que je suis le gars que Saul Singer et Dan Senor ont consulté bien avant d’avoir écrit leur livre qui porte ce nom. Et j’étais un entrepreneur en série, j’ai fondé un certain nombre d’entreprises qui ont soit été achetées, soit sont encore en activité. »

Parmi elles, Vringo, qui, huit ans après sa fondation en 2007, est toujours aussi vibrante. Intimement liée à la technologie, la troisième passion de Mevded est l’esprit d’entreprise.

Ces trois intérêts cohabitent dans le concept de crowdfunding, un système en vertu duquel des investisseurs accrédités (d’une valeur nette minimale spécifique) peuvent adhérer à un fonds qui leur permet d’investir des sommes relativement modestes dans les entreprises de haute technologie prometteuses, au lieu des millions de dollars que les fonds de capital-risque investissent dans des sociétés de high-tech.

« J’ai fait des centaines de discours au sujet d’Israël, de la technologie et de l’esprit d’entreprise, partout dans le monde, et, inévitablement, j’obtiens des dizaines de cartes de visite à chaque fois, avec des gens qui me demandent de leur ‘trouver une affaire’. C’est vraiment la seule façon dont les petits investisseurs peuvent accéder ‘au prochain grand coup’. J’ai compris le grand désir des investisseurs moyens d’investir en Israël. »

Mais le crowdfunding n’aide pas seulement les investisseurs ; il est bon pour les start-ups également, explique Medved. « Nos investisseurs sont très actifs, et nous les encourageons. L’année dernière, nous avons organisé environ 200 manifestations et réunions à travers le monde pour établir le contact entre investisseurs et start-ups. Pour nous, il s’agit de construire une communauté, il n’est pas seulement question d’argent. »

En seulement deux ans, OurCrowd a investi plus de 110 millions de dollars pour sa 68e – « Attendez une minute, nous venons de signer un nouveau contrat hier, alors 69e » – entreprise, dans les domaines de la cybersécurité, de la médecine technologique, de l’agriculture technologique, du big data, de la robotique, de la technologie financière, de l’internet des objets, etc.

Actuellement, 80 % des entreprises du portefeuille d’OurCrowd sont israéliennes, tandis que la plupart des autres sont « affiliées à Israël » – situées aux États-Unis avec des partenaires israélo-américains, etc.

Mais de plus en plus d’entreprises qui n’ont rien à voir avec Israël sont en contact avec OurCrowd, cherchant à pénétrer la plus grande plate-forme de crowdfunding du monde, et Medved est prêt à les accueillir.

« C’est bon pour nous, bien sûr, mais cela aide également à cimenter les relations du monde de la technologie avec Israël. Nous sommes fiers de gérer ces investissements depuis Jérusalem. Pour moi, c’est un excellent exemple du sionisme. »

De même que la grande ruée des multinationales qui effectuent des opérations et réalisent des acquisitions en Israël.

« Nous sommes dans un âge d’or ici, et il ne fait aucun doute que les multinationales ont beaucoup joué dans la proéminence d’Israël en tant que puissance de pointe dans le monde entier. »

Alors que certains se plaignent que les multinationales « volent » le talent israélien et amassent des fortunes à l’étranger, Medved voit les choses différemment. « Au cours des deux dernières années, nous avons géré 10 milliards de dollars, pour moitié des affaires de fusion-acquisition, pour l’autre des introductions dans des bourses mondiales. »

OurCrowd lui-même entretient de nombreuses relations avec des multinationales. Un exemple, dit Medved, est le nouveau président d’OurCrowd, Anthony DeChellis, qui était PDG de Private Banking Americas au Crédit Suisse, et a occupé une série de postes de direction au sein de Merrill Lynch, y compris gestionnaire de la European Private Banking.

« C’est un gars de haut calibre qui pourrait aller où il veut. Mais il veut être ici, avec nous en Israël, parce qu’il se rend compte de notre potentiel. »

Un potentiel qui est à la hausse, ajoute Medved. « Les offres grandissent et grandiront encore. En effet, les prochaines grandes explosions sont précisément dans les domaines où Israël excelle. Malgré le succès déjà connu, je crois que nous ne sommes qu’au début de notre périple. »

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