Le plus ancien Nouveau Testament au British Museum
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Le plus ancien Nouveau Testament au British Museum

L'exposition 'Egypte: la foi après les pharaons' présentera des textes saints des trois religions monothéistes rédigés sur le Nil

Ilan Ben Zion est journaliste au Times of Israel. Il est titulaire d'une maîtrise en diplomatie de l'Université de Tel Aviv et d'une licence de l'Université de Toronto en études du Proche-Orient et en études juives

Page du codex Sinaiticus de Mathieu 6:4-32 (Crédit  Wikimédia/Domaine public)
Page du codex Sinaiticus de Mathieu 6:4-32 (Crédit Wikimédia/Domaine public)

La version la plus ancienne et la plus complète du Nouveau Testament sera exposée au British Museum de Londres en octobre dans le cadre d’une exposition sur les religions monothéistes en Egypte.

Le Codex Sinaiticus est un parchemin écrit à la main datant du 4ème siècle de notre ère contenant la Septante et le Nouveau Testament en grec. Tout au long du texte, il y a des milliers d’annotations et de corrections, ajoutées au fil de la rédaction du codex qui a duré du 4ème siècle au 12ème siècle, selon les chercheurs.

Le manuscrit lui-même est dispersé dans quatre institutions différentes, la British Library, la Bibliothèque universitaire de Leipzig, la bibliothèque nationale de Russie à Saint-Pétersbourg, et le monastère de Sainte-Catherine en Egypte, où il est resté jusqu’au 19ème siècle.

Le codex, a déclaré le musée, sera présenté dans le cadre de l’exposition : « Egypte: la foi après les pharaons », qui ouvrira ses portes en octobre 2015 pour « mettre l’accent sur les lecteurs et les utilisateurs de l’Ecriture » dans le pays du Nil dans les temps anciens. Il sera présenté aux côtés de la Bible Gaster, une Torah égyptienne datant du 9ème siècle, qui est l’un des plus anciens textes hébraïques enluminés – également un prêt de la British Library – et un Coran de la Bodleian Library de l’Université d’Oxford.

Parmi les autres objets juifs inclus dans l’exposition, il y aura des fragments de documents de la Geniza du Caire contenant des textes en hébreu, en judéo-arabe, en araméen et en arabe détaillant la vie juive au Caire pendant le Moyen Age.

Depuis que la British Library l’a acheté à la Russie soviétique en 1933, le manuscrit n’a été prêté qu’une seule fois, en 1990, au British Museum (lorsque les deux institutions partageaient le même bâtiment).

« C’est tout à fait phénoménal [qu’] ils aient pu nous le prêter », a déclaré Elisabeth O’Connell, du British Museum, au Guardian. « Nous sommes absolument ravis ».

Le British Museum a indiqué sur son site web que l’exposition « montrera comment les communautés chrétienne, islamique et juive ont réinterprété le passé pharaonique de l’Egypte et ont interagi les uns avec les autres » pendant plus de 1 200 ans.

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