« Meet the Galilee, » une initiative franco-israélienne
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« Meet the Galilee, » une initiative franco-israélienne

Ces rencontres ont pour objectif de développer la coopération économique et technologique entre Israël et la France

Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat française chargée du numérique (Crédit : Facebook/Axelle Lemaire)
Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat française chargée du numérique (Crédit : Facebook/Axelle Lemaire)

« Meet the Galilee » (rencontrez la Galilée) est un forum unique qui a eu lieu pour la première fois à l’initiative de personnalités influentes françaises et israéliennes, et avec le soutien d’organisations internationales, comme la fondation Rothschild et la fondation Orange.

Le but de ce projet était de rassembler des décisionnaires d’Israël et de France dans les domaines de l’économie, de discuter de différents sujets avec une coopération potentielle, soutenue par une atmosphère de fête unique et un riche programme artistique, qui sera également ouvert au public.

Le premier forum a été organisé mercredi au complexe Alma Luxury Arts à Zichron Yaakov, en présence notamment de la secrétaire d’Etat française en charge du Numérique, Axelle Lemaire, du député Manuel Trachtenberg, du professeur Philippe Aghion, de Jacques Biot, président de l’Ecole polytechnique, et des responsables publics économiques, universitaires et gouvernementaux de France, d’Israël et du Royaume-Uni.

En abordant le rôle du gouvernement dans la direction du processus d’innovation, Axelle Lemaire a déclaré que, « en chemin vers Israël, j’ai lu un livre de Shimon Peres. Le soutien sans précédent et la compréhension de l’importance des sciences et de l’éducation dans un effort pour être prêt pour le futur, d’être capable de prendre des risques pour atteindre des objectifs, tout cela est profondément ancré dans la culture israélienne. Le peuple juif parie sur la science depuis bien avant que vous ayez un pays, et les nouvelles idées sont devenues l’une des pierres angulaires de votre nation. Nous, en France, devrions prendre Israël comme exemple en ce qui concerne l’importance de la science, des idées, et du capital intellectuel. Dans ce monde plein d’incertitude, nous avons besoin d’experts et de scientifiques pour nous guider. C’est pourquoi j’ai soumis à l’approbation du gouvernement la loi de république numérique, qui est la version française du plan de développement d’une nation start-up », a déclaré Lemaire.

Professor Manuel Trachtenberg sits beside Prime Minister Benjamin Netanyahu during a recent meeting (photo credit: Marc Israel Sellem/Pool/Flash90)
Manuel Trajtenberg (à gauche) avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en février 2013. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool/Flash90)

Le professeur Manuel Trachtenberg, député, a souligné entre autres l’importance d’investir dans l’éducation, particulièrement dans l’éducation de la petite enfance.

Selon Trachtenberg, le budget de l’éducation forme à présent une « pyramide inversée ». Habituellement, peu d’investisseurs sont intéressés par les projets pour cet âge, et alors quand on avance dans la scolarité, les investissements croissent. « Nous donnons trop d’importance aux examens finaux et aux diplômes académiques et ne passons pas assez de temps et d’énergie à développer les compétences des élèves pour faire croître leur productivité en ressources humaines pour le futur. »

Le professeur Trachtenberg a également abordé la relation complexe entre les géants technologiques et les gouvernements pour la fourniture de « biens quasi publics », comme les moteurs de recherche, les réseaux sociaux, les outils de suivi. Il a déclaré que la controverse ne repose pas seulement au niveau fiscal, mais dans des sujets bien plus sensibles comme l’égalité d’accès à l’information, provenant du fait que ces produits et ces services sont de facto publics, malgré leur statut de propriétés privées.

Le scientifique en chef du ministère de l'Economie,  Avi Hasson. (Crédit : autorisation)
Le scientifique en chef du ministère de l’Economie, Avi Hasson. (Crédit : autorisation)

Avi Hasson, le scientifique en chef du ministère de l’Economie, a déclaré que le prochain défi de la high-tech était l’appauvrissement des ressources humaines. « L’immigration de l’ancienne Union soviétique dans les années 1990 a été un vrai miracle. Malgré les difficultés d’intégration, la contribution de millions d’immigrants à l’économie israélienne a été immense. A présent, Israël a besoin de plus de flux de capital humain. Un nombre catastrophiquement faible de femmes est intéressé par les professions technologiques. D’autre part, une statistique encourageante est que 20 % des étudiants du Technion en ingénierie électrique et en informatique sont des citoyens israéliens d’origine arabe. Cela montre un potentiel incroyable, mais d’autre part, seulement 5 % des employés du secteur high-tech sont des Israéliens religieux, en raison du faible niveau de connaissance de l’anglais, la langue de la high-tech. Le secteur high-tech emploie moins de 9 % de la force de travail et représente plus de 50 % des exports. Bien qu’Israël soit aujourd’hui à l’avant-garde de la technologie, si nous n’investissons pas pour créer le capital humain, nous ne pourrons pas répondre à la compétition de plus en plus importante. »

Muriel Haïm (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)
Muriel Haïm (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

Meet the Galilee est une initiative du Dr Muriel Haïm, qui a travaillé à des postes importants pour des géants pharmaceutiques comme Sanofi et Merck, et a fondé l’organisation caritative « Un Cœur pour la Paix », qui permet de sauver la vie d’enfants palestiniens dans des hôpitaux israéliens.

Selon le Dr Haïm, « ces types d’évènements, qui combinent un agenda pratique de valeur avec des divertissements qualitatifs sont très communs et populaires dans le monde entier. Nous n’avons pas inventé la roue, nous avons juste apporté le concept en Israël. Dans la complexe réalité dans laquelle nous vivons, et dans un monde qui change sans cesse, mener un évènement international avec une réelle valeur apportera à notre pays par différents aspects, économique, culturel et touristique. La culture est un pont merveilleux pour unir les économies, les états, et les nations. Nous accueillons la volonté des responsables en Israël, les ministères de l’Economie, des Affaires étrangères et du Tourisme, ainsi que les villes d’Akko et de Haïfa, pour avoir aidé et soutenu Meet in Galilee. Nous remercions également le ministère français de l’Economie et le bureau du commerce France – Israël qui ont exprimé leur soutien à cette aventure. »

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