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Le président iranien invité début 2022 en Russie

D'après le porte-parole iranien, la visite portera sur la "coopération bilatérale, régionale et nationale", notamment au niveau "économique et commercial"

Le nouveau président iranien Ebrahim Raissi salue les journalistes à la fin d'une conférence de presse à Téhéran, le 21 juin 2021. (Crédit : Vahid Salemi/AP)
Le nouveau président iranien Ebrahim Raissi salue les journalistes à la fin d'une conférence de presse à Téhéran, le 21 juin 2021. (Crédit : Vahid Salemi/AP)

Le président iranien, Ebrahim Raïssi, est attendu début 2022 en Russie à l’invitation de son homologue russe Vladimir Poutine, a annoncé mardi le porte-parole du gouvernement iranien.

« Dans le cadre de l’interaction stratégique entre l’Iran et la Russie, M. Poutine a convié notre président à se rendre en Russie », a indiqué le porte-parole, Ali Bahadori-Jahromi. Il a précisé que cette rencontre devrait avoir lieu début 2022.

Il s’agira de la première visite d’un président iranien en Russie depuis 2017, quand le prédécesseur de M. Raïssi, Hassan Rouhani, s’était rendu à Moscou.

D’après le porte-parole iranien, la visite portera sur la « coopération bilatérale, régionale et nationale », notamment au niveau « économique et commercial ».

Le président russe Vladimir Poutine à Moscou, en Russie, le 1er juillet 2021. (Crédit : Alexei Nikolsky, Sputnik, Kremlin PoolPhoto via AP)

Début décembre, Vladimir Poutine avait déclaré lors d’une conférence de presse « espérer que « le président iranien répondra à (son) invitation et qu’il se rendra en Russie au début de l’année prochaine ».

Longtemps antagonistes, la Russie et l’Iran ont vu leurs relations s’améliorer. Depuis quelques années, Téhéran et Moscou ont opéré un net rapprochement économique, politique et militaire à la faveur d’intérêts géopolitiques communs et coopèrent sur divers dossiers.

En octobre, l’Iran avait annoncé vouloir signer dans les prochains mois un partenariat stratégique avec la Russie.

Les deux pays sont les principaux soutiens étrangers du président syrien Bashar el-Assad face aux différents groupes rebelles. Ils sont également tous deux inquiets d’une possible déstabilisation autour de l’Afghanistan après la prise de pouvoir des talibans.

Syrian President Bashar Assad in an interview with Russia Today last month (photo credit: screenshot from YouTube, Russia Today)
Bachar el-Assad en interview avec Russia Today (Crédit : capture écran YouTube, Russia Today)

La Russie est partie de l’accord sur le programme nucléaire iranien et participe aux négociations pour le sauver. Il offrait à Téhéran la levée d’une partie des sanctions étouffant son économie en échange d’une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous strict contrôle de l’ONU.

Mais il est moribond depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018 et le rétablissement de sanctions économiques affectant plusieurs secteurs économiques du pays, dont l’exportation de pétrole.

En septembre, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait appelé les Etats-Unis à « être plus actifs et résoudre toutes les questions relatives » à une relance de l’accord nucléaire avec l’Iran, en critiquant les sanctions unilatérales prises contre Téhéran.

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