Le Qatar accuse ses rivaux de refuser des efforts de réconciliation
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Le Qatar accuse ses rivaux de refuser des efforts de réconciliation

Depuis 2017, le royaume saoudien, les Emirats, Bahreïn et l'Egypte ont rompu avec Doha, qu'ils accusent de soutenir des groupes islamistes radicaux et de connivence avec l'Iran

Illustration : les drapeaux d'Arabie saoudite et du Qatar. (Crédit : iStock)
Illustration : les drapeaux d'Arabie saoudite et du Qatar. (Crédit : iStock)

Le Qatar a accusé l’Arabie saoudite et ses alliés qui lui imposent un blocus de refuser de s’engager dans un effort soutenu par les Etats-Unis pour résoudre la crise entrée vendredi dans sa quatrième année.

Le 5 juin 2017, le royaume saoudien, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte avaient rompu avec Doha, qu’ils accusaient de soutenir des groupes islamistes radicaux, de connivence avec le rival iranien ou encore de semer la zizanie dans la région avec sa chaîne d’information Al-Jazeera.

Malgré les démentis du petit émirat gazier et des signes de reprise des relations qui ont suivi – contacts diplomatiques et rétablissement de liens sportifs -, les efforts de réconciliation sont aujourd’hui dans l’impasse.

« Il y a une initiative et une atmosphère positive en coopération avec les Etats-Unis et jusqu’à présent il n’y a pas de réponse de l’autre côté », a déclaré le ministre qatari des Affaires étrangères cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani sur la chaîne qatarie Al-Jazeera.

Les efforts de réconciliation pour le règlement de cette crise ont été menées jusqu’ici par le Koweït.

« Nous espérons que cette fois-ci, l’initiative koweïtienne avec le soutien des Etats-Unis sera prise au sérieux », a dit le ministre qatari.

Les Emirats avaient affirmé plus tôt que le Golfe ne pouvait pas revenir à ce qu’il était avant la crise entre le Qatar et ses voisins.

« Je ne pense pas que la crise du Qatar à son troisième anniversaire mérite d’être commentée, les canaux de communication ont été coupés et le Golfe a changé et ne peut pas revenir à ce qu’il était », a déclaré le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères Anwar Gargash sur Twitter.

Selon lui, « les causes de la crise sont connues, et la solution est bien connue et elle viendra en temps opportun », a dit le responsable émirati sans autres explications.

La rupture des relations avec le Qatar s’est aussi accompagnée de mesures économiques, notamment la fermeture des frontières terrestres et les voies maritimes, l’interdiction de l’utilisation de l’espace aérien et des restrictions à la circulation des Qataris.

Pour rétablir leurs relations avec Doha, l’Arabie saoudite et ses alliés avaient exigé du Qatar qu’il prenne 13 mesures, dont la fermeture d’Al-Jazeera, la limitation des liens avec l’Iran ou encore la fermeture d’une base militaire turque sur son sol.

Le Qatar a toujours rejeté ces demandes.

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