Le saxophoniste israélien Oded Tzur en concert à Paris
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Le saxophoniste israélien Oded Tzur en concert à Paris

Le musicien mêle avec talent influences, cultures et mélodies aux origines diverses dans un nouvel album unanimement salué par la critique

Le saxophoniste israélien Oded Tzur. (Crédit : Caterina di Perri / ECM Records)
Le saxophoniste israélien Oded Tzur. (Crédit : Caterina di Perri / ECM Records)

Le saxophoniste israélien Oded Tzur a démarré sa carrière de musicien dans les années 2000, sur la scène jazz de Tel Aviv. Il a ensuite quitté Israël en 2011 pour New York. Il sort ce vendredi un
nouvel album, « Here be Dragons », et sera en concert le lendemain au Café de la Danse, à Paris, à 20h (25 euros).

Après des dates en Allemagne et aux Pays-Bas ce mois-ci, il jouera à Eilat le 22 février et le 23 à Oostende, en Belgique. Il jouera également à Lausanne, en Suisse, le 29 février. Toutes les dates de sa tournée durant ce mois de février sont disponibles sur son site Internet. Il sera accompagné sur scène des musiciens Nitai Hershkovits (piano) Petros Klampanis (contrebasse) Johnathan Blake (batterie), avec lesquels il forme le groupe Oded Tzur Quartet.

Outre sa formation musicale auprès du saxophoniste israélien Gersh Geller, il a étudié des styles de musiques variés, notamment la musique traditionnelle indienne – il a notamment été inspiré par le grand maître du bansuri Hariprasad Chaurasia, dont il est l’élève assidu depuis 2007. Son œuvre jazz est ainsi influencée par les mélodies indiennes.

“Le dialogue entre ces deux dimensions nous embarque collectivement dans sa propre logique”, explique l’artiste. “Le râga [cadre mélodique dans la musique classique indienne] est un concept universel. J’entends ses connexions avec les prières des synagogues et les lamentations du blues – cette merveilleuse création – ainsi qu’avec toutes les musiques du monde », ajoute-t-il.

S’il réussit ainsi à mêler avec talent influences, cultures et mélodies aux origines diverses, Oded Tzur sait aussi se révéler là où les aficionados de jazz l’attendraient moins : la dernière chanson de son nouvel album est une interprétation de la chanson “Can’t Help Falling In Love” rendue célèbre par Elvis Presley.

Son premier album « Like a Great River » est sorti en 2015. Alors que l’œuvre avait déjà été saluée par les critiques du monde entier, ce nouvel album se montre tout aussi prometteur, avec une tournée internationale.

« Doté d’une suavité unique et d’un savoir acquis auprès de grands maîtres indiens, le saxophoniste distille des trésors de sagesse musicale, accompagné par un groupe de rêve », écrit du musicien le critique Louis-Julien Nicolaou de Télérama.

“Si la musique a à voir avec la capacité de raconter des histoires, alors le saxophoniste Oded Tzur se révèle être l’un des plus grands conteurs de la galaxie jazz”, suggère le site All About Jazz.

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