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Le vice-ministre Avi Maoz quitte le gouvernement

En charge de la supervision des prestataires éducatifs, il s'insurge contre ce qu'il qualifie d'"État profond", qui l'aurait empêché de travailler avec le ministère de l'Education

Le président de Noam, Avi Maoz, s'exprimant lors d'une cérémonie, à la Knesset, à Jérusalem, le 20 mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
Le président de Noam, Avi Maoz, s'exprimant lors d'une cérémonie, à la Knesset, à Jérusalem, le 20 mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

Suite à des menaces, le vice-ministre Avi Maoz a remis sa lettre de démission au Premier ministre Benjamin Netanyahu, s’insurgeant contre le prétendu « État profond », qui, selon lui, a pris le contrôle des ministères de la Justice et de l’Éducation.

Cette prétendue cabale « instille une vision du monde hyper-progressiste, anti-juive et anti-nationale au sein du système éducatif et juridique d’Israël », a-t-il écrit.

Maoz, qui, en sa qualité de vice-ministre au sein des services du Premier ministre, avait en charge la supervision des prestataires éducatifs recrutés pour compléter les programmes scolaires publics par le biais de son Bureau de l’identité nationale juive, affirme dans son courrier que sous la pression de « l’État profond », le ministère de l’Éducation a cessé de travailler avec lui.

Noam, qui est le seul et unique député du parti anti-LGBTQ et antiféministe, accuse également cet « État profond » d’avoir empêché l’allocation de budgets supplémentaires aux écoles religieuses israéliennes et affirme que rien n’a été respecté dans l’accord de coalition qui avait été conclu avec le Likud de Netanyahu – ne lui laissant de vice-ministre que le nom.

C’est la deuxième fois que Maoz quitte le gouvernement. En février 2023, il avait déjà démissionné en disant qu’il n’était pas vraiment en charge d’un service de « l’identité nationale juive », comme le stipulait l’accord de coalition. En mai suivant, il avait regagné les rangs du gouvernement après s’être vu confier le pouvoir d’exercer un contrôle sur les prestataires éducatifs des écoles publiques, à la suite d’une décision du gouvernement qui lui avait octroyé 285 millions de shekels pour son Service de l’identité nationale juive.

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