Israël en guerre - Jour 196

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L’Égypte insiste pour un cessez-le-feu avant la Marche des drapeaux à Jérusalem

Le Caire craint que la Marche des drapeaux dans le quartier musulman ne rende la tâche de contenir les combats entre Israël et le Jihad islamique beaucoup plus difficile

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le député Itamar Ben Gvir, chef de la faction d'extrême-droite Otzma Yehudit, hissant un drapeau israélien sur la place Safra, à Jérusalem, le 20 avril 2022. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
Le député Itamar Ben Gvir, chef de la faction d'extrême-droite Otzma Yehudit, hissant un drapeau israélien sur la place Safra, à Jérusalem, le 20 avril 2022. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

L’Égypte est déterminée à négocier un cessez-le-feu avant le rassemblement controversé jeudi de nationalistes religieux israéliens dans le quartier musulman de la Vieille Ville de Jérusalem. Le Caire craint que ce rassemblement n’attise les tensions jusqu’à un point de non-retour, a déclaré vendredi au Times of Israel un responsable égyptien au fait des négociations indirectes entre Israël et le Jihad islamique palestinien.

« Cette Marche constitue en elle-même une menace pour la stabilité, mais si en plus, les affrontements sont toujours en cours, il sera beaucoup plus difficile d’y mettre un terme et il est probable que le Hamas se joigne alors à la vague », a déclaré le responsable égyptien.

La « Marche des drapeaux » se tient chaque année pour Yom Yeroushalayim. Des milliers de participants, en majorité orthodoxes, se rassemblent et marchent du parc de l’Indépendance au mur Occidental pour commémorer la réunification par Israël de Jérusalem-Est et de Jérusalem-Ouest au cours de la guerre des Six Jours de 1967. La Marche est devenue tristement célèbre au fil des ans, car elle est souvent marquée par des discours de haine et parfois des actes de violence de la part de jeunes participants juifs à l’égard des Palestiniens.

Le responsable égyptien a exprimé vendredi l’espoir que l’administration Biden parviendrait à convaincre Israël de faire bifurquer la Marche cette année, compte tenu de la situation déjà tendue à Gaza, depuis la série de frappes aériennes lancée par Tsahal mardi pour éliminer les hauts gradés du Jihad, et les centaines de roquettes tirées en direction d’Israël en réaction aux frappes.

La semaine dernière, un haut fonctionnaire israélien a indiqué au Times of Israel qu’il y avait peu de chances que le gouvernement, le plus à droite de l’Histoire d’Israël, ne fasse dévier la marche.

« Nous ne sommes pas particulièrement optimistes, c’est pourquoi il est essentiel que les combats cessent dès que possible », a déclaré vendredi le responsable égyptien, ajoutant que Le Caire cherchait à obtenir des deux parties la promesse de s’abstenir même si la Marche des drapeaux devait être maintenue pendant le quartier musulman.

Alors qu’un optimisme prudent laissait entrevoir la possibilité d’un cessez-le-feu après une interruption des combats de jeudi à 22 heures jusqu’au matin, l’accalmie a été troublée par un barrage de roquettes tirées depuis Gaza peu après 11 heures.

Le responsable a refusé de spéculer sur la date à laquelle l’Égypte réussirait à négocier un cessez-le-feu. Ils ont reconnu que les efforts étaient compliqués par le refus israélien de restituer le corps de Khader Adnan, un membre important du Jihad qui est mort au début du mois après avoir fait une grève de la faim pendant 86 jours dans une prison israélienne pour protester contre sa détention sans chef d’inculpation. Sa mort a déclenché une brève série de combats la semaine dernière, au cours desquels le Jihad a tiré plus de 100 roquettes sur Israël. Pendant ce temps, le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’il avait autorisé les frappes aériennes contre trois des principaux chefs militaires du Jihad, frappes qui ont eu lieu mardi matin.

Police et secouristes sur les lieux où une roquette tirée de Gaza a touché et endommagé un bâtiment à Rehovot, le 11 mai 2023. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Au moins 31 personnes à Gaza – dont environ la moitié étaient des civils – ont été tuées depuis qu’Israël a lancé l’offensive, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas à Gaza, et au moins 93 autres ont été blessées.

Un Israélien a été tué lorsqu’une roquette du Jihad s’est abattue sur un immeuble d’habitation dans la ville du centre de Rehovot jeudi. Au moins 57 Israéliens ont été blessés depuis le début des combats.

L’optimisme grandissait vendredi matin quant à la possibilité d’un cessez-le-feu après trois jours d’intenses combats entre Israël et le groupe terroriste palestinien Jihad islamique, aucune roquette n’ayant été tirée de la bande de Gaza vers Israël depuis 22 heures jeudi.

L’armée israélienne a mené une série de frappes aériennes tard jeudi et tôt vendredi contre des cibles liées au Jihad islamique, a déclaré l’armée israélienne.

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