L’EI détruit une « icône » de Palmyre
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L’EI détruit une « icône » de Palmyre

Les jihadistes de l'EI ont poursuivi leur campagne de destruction du site antique de Palmyre en réduisant en poussière son célèbre Arc de triomphe

Une photo prise le 14 mars 2014 montre des citoyens syriens marchant dans la ville antique de Palmyre, à 215 km au nord-est de Damas. L'État islamique (EI), qui se vante d'avoir détruit des sites antiques en Irak, menace l'ancien joyau de Palmyre, un site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, le 14 mai 2015 (Crédit : AFP PHOTO / JOSEPH EID)
Une photo prise le 14 mars 2014 montre des citoyens syriens marchant dans la ville antique de Palmyre, à 215 km au nord-est de Damas. L'État islamique (EI), qui se vante d'avoir détruit des sites antiques en Irak, menace l'ancien joyau de Palmyre, un site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, le 14 mai 2015 (Crédit : AFP PHOTO / JOSEPH EID)

Visé par certains bombardements russes, l’EI a riposté en démolissant à l’explosif dimanche à Palmyre l’arc de Triomphe qui date de l’empereur Septime Sevère (193 à 211), et est situé à l’entrée de la célèbre rue à colonnades du site historique.

« C’était une icône de Palmyre », a déploré le directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie, Maamoun Abdelkarim.

« Chaque fois que l’EI est attaqué ou perd du terrain il agit ainsi. Il ne s’agit pas d’un acte idéologique mais d’un acte de vengeance contre la communauté internationale qui doit réagir », a-t-il dit à l’AFP.

Les djihadistes ont déjà détruit deux temples, dont celui de Bêl, et les trois plus belles tours funéraires de la ville antique.

« Le choix est simple : soit Palmyre disparaît définitivement, soit l’armée syrienne avance très vite avec le soutien de la communauté internationale et de l’armée russe pour libérer la ville. L’essentiel c’est de la sauver, ensuite on pourra discuter des problèmes politiques », a ajouté M. Abdelkarim.

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