L’envoyé bahreïni se joint à une « interview-marathon » sans précédent
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L’envoyé bahreïni se joint à une « interview-marathon » sans précédent

Lior Haiat, porte-parole aux Affaires étrangères, a animé 15 heures de discussions pour le premier anniversaire des Accords d'Abraham, accueillant entre autres Khaled Al-Jalahma

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

L'ambassadeur de Bahrein Khaled Al Jalahma, à droite, parle avec le porte-parole du ministère des Affaires étrangères  Lior Haiat pendant une "interview-marathon" sans précédent, le 14 septembre 2021. (Capture d'écran)
L'ambassadeur de Bahrein Khaled Al Jalahma, à droite, parle avec le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lior Haiat pendant une "interview-marathon" sans précédent, le 14 septembre 2021. (Capture d'écran)

Le tout premier ambassadeur du Bahreïn en Israël, Khaled Yousif Al-Jalahma, a pris part à une « interview-marathon » dans la soirée de mardi, quelques heures après avoir présenté ses lettres de créances au président Isaac Herzog à Jérusalem.

Quand Jalahma est arrivé, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lior Haiat, avait déjà démarré ses entretiens il y a plus de douze heures, alors qu’il tentait de réussir à mener cent interviews consécutives afin de marquer le tout premier anniversaire des Accords d’Abraham.

Selon le ministère des Affaires étrangères, ce marathon constituera un record du monde en termes de nombre d’entretiens consécutifs. À 23 heures, le ministère des Affaires étrangères a finalement mis un terme à la session, annonçant que le porte-parole avait mené 99 interviews en l’espace de quinze heures.

Jalahma a promis que le Bahreïn serait « un partenaire fort et sincère – un partenaire actif – dans la paix ».

Il a déclaré que, d’ici une décennie, il espérait voir « des opportunités prises pour une plus grande coopération des gouvernements dans des secteurs différents, comme la technologie, l’éducation, l’agriculture. Mais je voudrais aussi voir – et j’espère voir – une augmentation des transactions entre les entreprises ».

« Je voudrais que les relations entre nos peuples soient chaleureuses », a-t-il ajouté.

Le tout premier ambassadeur du Bahreïn en Israël, Khaled Yousif Al-Jalahma, à droite, présente ses lettres de créances au président Isaac Herzog à Jérusalem, le 14 septembre 2021. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)

Le 15 septembre 2020, les Émirats arabes unis et Bahreïn étaient devenus les premières nations du Golfe à établir des relations officielles avec l’État juif. Plus tard, le Soudan et le Maroc ont aussi normalisé leurs liens avec l’État juif.

L’envoyé a invité les Israéliens à se rendre au musée national du Bahreïn, sur ses trois sites figurant au patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi qu’à la synagogue des Dix commandements, à Manama, qui vient tout juste d’être rénovée.

Revenant sur ses deux premières semaines passées en Israël, Jalahma a déclaré qu’un accueil hospitalier et chaleureux lui avait été réservé. « J’ai été très impressionné. Les gens sont curieux, amicaux, et bien plus que seulement accommodants », a-t-il expliqué.

Mardi en début d’après-midi, Jalahma a remis ses lettres de créances à Herzog au cours d’une cérémonie officielle, à la veille du premier anniversaire de la signature des Accords d’Abraham à la Maison Blanche, qui ont normalisé les relations entre Jérusalem et Manama.

Jalahma a rencontré Herzog pour une réunion diplomatique après la cérémonie de présentation des lettres de créances. Cet entretien a été suivi par des déclarations conjointes à la presse en hébreu et en arabe.

« Les États courageux prennent des initiatives courageuses », a déclaré Herzog à Jalahma. « Les Accords d’Abraham ont été le fruit de l’ambition et de la volonté. »

Le président a défini la relation entre les deux pays de « modèle pour le Moyen-Orient tout entier » et a exprimé son espoir que d’autres États puissent suivre l’exemple de Bahreïn.

Herzog a aussi souligné la menace posée par l’Iran aux deux pays.

L’ambassadeur du Bahreïn en Israël, Khaled Al-Jalahma, à gauche, et le président Isaac Herzog à Jérusalem, le 14 septembre 2021. (Crédit : GPO)

« Aujourd’hui », a-t-il noté, « alors que de nouvelles informations crédibles nous proviennent concernant les progrès réalisés par l’Iran vers l’arme atomique, il est plus déterminant que jamais de nous unir dans nos combats contre les forces extrémistes qui œuvrent à saper la stabilité et la paix dans notre région ».

Jalahma a transmis les salutations personnelles du roi du Bahreïn, Hamad bin Isa Al-Khalifa, et celles du prince héritier Salman bin Hamad Al-Khalifa.

Affirmant que devenir le premier envoyé bahreïni au sein de l’État juif était pour lui un « grand honneur », Jalahma a ajouté que « la paix est le choix stratégique du royaume de Bahreïn… Sa majesté le roi pense que le dialogue, la compréhension, la mise en place de la confiance sont des principes nobles et sont les principales fondations qui permettent la coopération entre les nations et les peuples… J’ai la conviction que cette avancée historique sera l’un des principaux fondements des relations entre nos deux pays, sur la base des valeurs de tolérance et de coexistence entre les peuples, les croyances et les religions ».

Jalahma a souhaité aux citoyens israéliens « la santé, le bien-être, la sécurité, la stabilité et la prospérité », ajoutant qu’il ferait en sorte que les relations entre les deux pays soient bénéfiques.

Le tout premier ambassadeur du Bahreïn en Israël, Khaled Yousif Al-Jalahma, au centre, avec le président israélien Isaac Herog, à gauche, et son épouse après la présentation de ses lettres de créances à la résidence présidentielle à Jérusalem, le 14 septembre 2021. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)

« Ce ne sont pas seulement des avancées courageuses et historiques », a conclu Jalahma en anglais, « ce sont des pas de géant réalisé en vue d’un avenir de paix, de sécurité et de prospérité pour nous tous. J’ai la certitude que les Accords d’Abraham ouvriront la voie et qu’ils donneront l’envie à toutes les nations de se battre pour un monde meilleur, plus sûr, plus prospère », a-t-il poursuivi.

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