Les Arabes et les haredim, discriminés par les employeurs
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Les Arabes et les haredim, discriminés par les employeurs

Les mères d'enfants en bas âge des deux communautés sont aussi victimes de préjugés, selon un sondage du ministère de l'Économie

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Une société high-tech emploie des femmes ultra-orthodoxes à Modiin Illit, 2009 (Crédit : Abir Sultan/Flash90)
Une société high-tech emploie des femmes ultra-orthodoxes à Modiin Illit, 2009 (Crédit : Abir Sultan/Flash90)

Les communautés les plus pauvres d’Israël, les Arabes israéliens et les ultra-orthodoxes, sont toujours encouragées à trouver un emploi pour améliorer leur statut financier.

Mais un sondage publié dimanche par une agence gouvernementale révèle qu’un nombre important d’employeurs rechignent à embaucher des personnes appartenant ces communautés.

L’étude a été commandée par la Commission d’égalité d’accès à l’emploi du ministère de l’Économie. Les résultats montrent que 42 % des employeurs « ne préféreraient pas » employer d’ hommes arabes, alors que 37 % n’étaient pas enclins à employer des hommes ultra-orthodoxes.

Les préjugés contre les mères arabes et ultra-orthodoxes d’enfants en bas âge sont également très élevé,s mais moins que pour les hommes, avec des pourcentages respectifs de 41 % et 27 %.

« Les chiffres du sondage soulèvent des questions difficiles par rapport à l’attitude de la population en général et celle des employeurs en particulier envers les employés de communautés différentes, » indique la commissaire Tziona Koenig-Yair dans un communiqué.

Les résultats de l’étude sont basés sur 500 participants juifs, dont la plupart sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur. Malgré leur niveau d’éducation, « ils s’appuyent sur des préjugés et stéréotypes quand il s’agit d’employer des Arabes ou des haredim, » écrit Koenig-Yair.

En plus de ces pratiques d’évaluation, le sondage montre que sur les employeurs et les employés réunis, 46 % ne voudraient pas travailler avec un Arabe ; 30 % hésiteraient à travailler avec un ultra-orthodoxe et 28 % ne voudraient pas travailler avec une Arabe.

Le 18 février, la dirigeante de la Banque d’Israël Karnit Flug a attribué la croissance économique difficile aux bas taux d’emploi des femmes arabes israéliennes et des hommes ultra-orthodoxes.

Aujourd’hui se tient une conférence sur l’égalité d’emploi à l’université Bar-Ilan.

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