Les armes de l’Iran ne sont pas négociables, prévient Téhéran
Rechercher

Les armes de l’Iran ne sont pas négociables, prévient Téhéran

Alors que les États-Unis tentent d'interdire le programme balistique iranien, le président Rouhani affirme "ne pas chercher à avoir des armes de destructions massives"

Le président iranien Hassan Rouhani lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue russe, au Kremlin, à Moscou, le 28 mars 2017. (Crédit : Sergei Karpukhin/Pool/AFP)
Le président iranien Hassan Rouhani lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue russe, au Kremlin, à Moscou, le 28 mars 2017. (Crédit : Sergei Karpukhin/Pool/AFP)

L’Iran ne négociera « avec personne » sur ses capacités militaires, en particulier sur ses missiles balistiques, a déclaré mardi le président Hassan Rouhani alors que les États-Unis tentent d’interdire les programmes de Téhéran dans ce domaine.

« A propos de nos moyens défensifs, avions, missiles ou encore sous-marin, notre engagement vis-à-vis du monde (…) c’est que nous ne cherchons pas à avoir des armes de destruction massive. Mais nous ne négocierons avec personnes sur nos armes », a déclaré M. Rouhani lors d’une conférence de presse à Téhéran.

« Les missiles iraniens n’ont jamais été offensifs et ne le seront pas. Ils sont défensifs et ne sont pas destinés à des armes de destruction massive car, de toute façon, nous ne possédons pas de telles armes », qui sont « immorales et contraires à la religion » (l’islam), a-t-il ajouté.

Hassan Rouhani a redit que l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 entre la République islamique et le groupe des Six (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) ne pouvait être renégocié, en dépit des menaces de Washington de réimposer les sanctions économiques si des mesures ne sont pas prises pour empêcher Téhéran de développer des missiles balistiques.

« La clé des problèmes entre Téhéran et Washington est entre les mains de Washington. (Les États-Unis) doivent cesser leurs menaces, leurs sanctions et leurs pressions, et le climat entre les deux pays changera automatiquement », a estimé M. Rouhani.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...