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Les audiences du procès de Netanyahu reportées à la semaine prochaine

Le chef de l'opposition avait dénoncé, lundi, le piratage illégal présumé de téléphones par la police - ceux de son fils et de personnalités impliquées dans son procès

L'ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, arrive pour une audience dans son procès pour corruption au tribunal de Jérusalem, le 16 novembre 2021. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)
L'ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, arrive pour une audience dans son procès pour corruption au tribunal de Jérusalem, le 16 novembre 2021. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

Les juges du procès pour corruption de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu ont accepté de reporter une autre audience cette semaine, repoussant le procès au moins jusqu’à la semaine prochaine, après que l’accusation a demandé plus de temps pour examiner les allégations selon lesquelles la police aurait utilisé illicitement des logiciels espions pour espionner leurs téléphones, d’après la presse israélienne.

Le parquet a maintenant jusqu’à dimanche pour fournir des informations sur l’espionnage présumé.

L’accusation avait initialement jusqu’à mardi à 14 heures pour fournir l’information, lors de l’audience prévue aujourd’hui mais qui a finalement été annulée.

Le chef de l’opposition avait dénoncé, lundi, le piratage illégal présumé de téléphones par la police – ceux de son fils et de personnalités impliquées dans son procès notamment – évoquant « un jour sombre pour l’État d’Israël ».

« Cela concerne tous les citoyens israéliens, pas seulement la droite ou la gauche », avait-il déclaré en séance plénière de la Knesset.

« C’est quelque chose d’inconcevable qui est survenu ici. Certains éléments, dans la police, ont espionné illégalement d’innombrables citoyens en utilisant les outils les plus agressifs dans le monde – espionnant des journalistes, des activistes de droite et de gauche, des maires, des hommes d’affaires, des politiciens et des familles de politiciens », avait dit l’ex-Premier ministre.

« Ils ont violé l’intimité de citoyens, ils les ont suivis, ils les ont écoutés, ils ont eu accès à leurs secrets les plus enfouis. Qui sait à quelle pratique répréhensible ils se sont adonnés pour ce faire ? Une application de surveillance, créée pour combattre le terrorisme et pour combattre nos ennemis, transformée en un outil du quotidien par la police qui l’a utilisé pour espionner les civils, contrevenant en cela à toutes les lois, à toutes les normes », avait-il ajouté.

Ces propos ont été tenus suite à la publication d’un reportage explosif, lundi matin, dans le quotidien économique Calcalist , selon lequel la police avait utilisé le logiciel espion Pegasus développé par le NSO Group afin de pirater les téléphones de responsables gouvernementaux, de maires, d’activistes, de journalistes ainsi que les membres de la famille de Netanyahu et ses conseillers.

Netanyahu a comparé cet espionnage présumé à Tsahal qui « utiliserait les avions destinés à combattre l’Iran, le Hezbollah et le Hamas pour bombarder les civils israéliens ».

L’ancien chef de gouvernement a précisé qu’une enquête sur ces accusations devrait être soutenue par la coalition et l’opposition, apportant son appui à une proposition faite antérieurement par le Likud.

« Ce n’est que de cette manière que nous pourrons restaurer la confiance dans notre État et dans notre démocratie », a-t-il continué.

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