Les chefs de l’opposition critiquent le cessez-le-feu au Liban
"Il semble qu'une tendance se dessine, selon laquelle les cessez-le-feu nous sont imposés", estime Gadi Eisenkot, ancien chef d'état-major de Tsahal et chef du parti Yashar

Les dirigeants de l’opposition ont fustigé le gouvernement pour avoir accepté un cessez-le-feu au Liban en dépit de la menace que représente toujours le Hezbollah.
« Une fois de plus, toutes les promesses faites par ce gouvernement volent en éclats face à la réalité », a dénoncé le chef de l’opposition, Yair Lapid. « Le seul moyen de mettre un terme au conflit au Liban, c’est d’éliminer définitivement la menace qui pèse sur les communautés du nord. Mais avec ce gouvernement, cela n’arrivera pas. C’est le prochain gouvernement qui y parviendra. »
Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a déclaré : « Le gouvernement du 7-Octobre n’a rien appris. Une fois de plus, on laisse au Hezbollah le temps de se reconstituer et de se renforcer. La guerre ne doit pas s’achever sans une victoire claire et sans l’élimination du Hezbollah. Sans cela, la prochaine confrontation n’est qu’une question de temps, avec un coût plus lourd et dans des conditions bien pires. Au sein du prochain gouvernement, je veillerai à la sécurité des habitants du nord ! »
Selon Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major de l’armée israélienne et chef du parti Yashar, ce cessez-le-feu « résulte de l’incapacité du Premier ministre Netanyahu à transformer les succès militaires en gains politiques, et c’est pourquoi un cessez-le-feu nous est imposé pour la troisième fois. »
« Un cessez-le-feu devrait résulter d’une position de force, d’une décision israélienne et d’une position de puissance, dans le but de servir les négociations. Il semble qu’une tendance se dessine, selon laquelle les cessez-le-feu nous sont imposés : à Gaza, en Iran, et maintenant au Liban. »
Le cessez-le-feu de dix jours qu’Israël a accepté avec le Liban offre une occasion de « paix historique » avec Beyrouth, a de son côté déclaré jeudi soir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, rappelant néanmoins son exigence d’un désarmement du Hezbollah comme préalable à tout accord.
« Nous avons l’occasion d’un accord de paix historique avec le Liban », a dit M. Netanyahu, précisant que les forces armées israéliennes vont « rester dans le sud [du Liban] dans une bande frontalière de 10 km de profondeur ».
Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi que M. Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun étaient d’accord pour un cessez-le-feu de dix jours à partir de 21h00 GMT. Cet accord « inclura le [mouvement islamiste libanais] Hezbollah », a-t-il ajouté.







