Les classements de fin d’année donnent à Israël une bonne note sur la technologie
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Les classements de fin d’année donnent à Israël une bonne note sur la technologie

Pour Forbes Magazine et le Forum économique mondial, Israël est un bon endroit pour faire des affaires, mais peut faire bien mieux encore

David Shamah édite notre section « Start-Up Israel ». Spécialiste depuis plus de dix ans en technologies et en informatique, il est un expert reconnu des start-up israéliennes, de la high-tech, des biotechnologies et des solutions environnementales.

Le centre Azrieli de Tel Aviv (Crédit : Yehoshua Yosef/Flash90)
Le centre Azrieli de Tel Aviv (Crédit : Yehoshua Yosef/Flash90)

De nombreux rapports de fin d’année décrivent Israël comme un assez bon endroit pour faire des affaires, le classent parmi les premiers pays pour l’enseignement supérieur et la recherche, et avec une excellente technologie. Mais les notes du pays ne sont pas fameuses pour ce qui est de la bureaucratie gouvernementale, la liberté économique, l’infrastructure physique, et l’efficacité du travail.
 
Les classements – du magazine économique Forbes, du Forum économique mondial, et de la Fondation du patrimoine – placent tous Israël parmi les 30 meilleures économies dans le monde pour faire des affaires. Mais ils soulignent que, avec des réformes, Israël pourrait faire beaucoup mieux.

Israël se classe comme le 25e meilleur pays au monde pour faire des affaires, selon le classement Forbes des meilleurs pays pour les affaires pour 2015. Avec une « économie de marché technologiquement avancée, » l’économie a de bonnes perspectives, surtout lorsque le pays commencera à récolter les bénéfices du champ de gaz Leviathan.

Cependant, sur le long terme, dit le magazine, Israël fait face à des problèmes structurels, notamment les faibles taux de participation au marché du travail dans ses segments sociaux en plus forte croissance – les communautés ultra-orthodoxes et les Arabes israéliens.

Si Israël peut être fier de son « secteur technologique mondialement compétitif fondé sur la connaissance », Forbes souligne que beaucoup d’Israéliens ne peuvent pas en bénéficier.

Le secteur de la technologie « emploie seulement 9 % de la population active, le reste étant employé dans la fabrication et les services – des secteurs qui font face à des pressions à la baisse des salaires en raison de la concurrence mondiale », a déclaré Forbes. Le concurrent le plus proche d’Israël au Moyen-Orient sont les Emirats arabes unis, qui sont classés à la 40e place.

Les États-Unis, convient-il de noter, classés seulement 22 sur la liste de Forbes, « poursuivent leur descente pour la sixième année depuis 2009, année où les États-Unis etaient en deuxième position, » a écrit le magazine.

Les États-Unis sont la capitale financière du monde et sa plus grande économie avec 17.4 milliers de milliards de dollars (La Chine est deuxième, avec 10,4 milliers de milliards de dollars), mais obtiennent des résultats médiocres sur la liberté monétaire et la bureaucratie.

Plus de 150 nouvelles règlementations importantes ont été ajoutées depuis 2009 à un coût de 70 milliards de dollars, selon la Fondation du patrimoine. Le Danemark, pour la deuxième année consécutive, occupe la première place.

Le rapport beaucoup plus approfondi du Forum économique mondial (WEF) place Israël comme la 27e économie la plus compétitive dans le monde – le terme « compétitive » etant utilisé dans le sens d’être plus susceptible de réussir.

Le rapport du WEF classe 144 pays à travers le monde sur 12 « piliers de la réussite», notamment l’efficacité des institutions (publiques et privées), la qualité de l’infrastructure, de l’environnement économique, la santé, l’éducation, les marchés financiers, l’innovation et la « préparation technologique, » qui mesure la capacité d’une économie à absorber et à utiliser les nouvelles technologies.

Sur ce dernier critère, Israël se classe comme le quatrième dans le monde, et a une note encore meilleure pour la « capacité d’innovation » et la « qualité des institutions de recherche scientifique. »

Israël fait aussi bien sur d’autres composants du « pilier de l’innovation », dont la disponibilité des scientifiques pour aborder les problèmes, les dépôts de brevets par habitant, la collaboration entre les universités et l’industrie, etc.

Israël se classe également près du sommet pour la santé (10e), et est le quatrième meilleur endroit pour obtenir du capital risque pour une start-up.

Le pays ne reçoit que des scores médiocres pour d’autres domaines importants de la compétitivité. Il se classe 43e pour la qualité de ses institutions gouvernementales, 44e sur la qualité de son éthique, 55e dans les infrastructures de transport, 70e pour la qualité de l’infrastructure portuaire, et ainsi de suite.

Dans cette étude, les Etats-Unis se classent beaucoup mieux – la troisième économie la plus compétitive – par opposition à son classement sur la liste de Forbes. L’économie la plus compétitive dans le rapport du WEF est la Suisse ; le Danemark, premier dans le classement Forbes, est ici n° 12.

En termes de liberté économique, Israël se classe au 33e rang dans le monde.

« Bastion démocratique et de libre marché au Moyen-Orient, Israël a ancré les principes de la liberté économique au cours de son développement », a indiqué la Fondation du patrimoine.

« Petite économie ouverte, Israël repose sur son environnement concurrentiel et réglementaire et sur une règle bien établie de droit pour attirer l’investissement international. Alors que les dépenses du gouvernement sont importantes, le gouvernement n’interfère pas fortement dans l’activité industrielle. »

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