Les enseignants menacent de grève faute de vaccination prioritaire
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Les enseignants menacent de grève faute de vaccination prioritaire

De plus, la commission de l'Education à la Knesset a rejeté la perspective de la fermeture des classes du CM2 à la Seconde dans le cadre du nouveau confinement

La secrétaire générale du Syndicat des enseignants Yaffa Ben-David s'exprime lors d'une manifestations  à Tel Aviv le 29 août 2019. (Photo by Hadas Parush/Flash90)
La secrétaire générale du Syndicat des enseignants Yaffa Ben-David s'exprime lors d'une manifestations à Tel Aviv le 29 août 2019. (Photo by Hadas Parush/Flash90)

La secrétaire-générale du syndicat israélien des enseignants, Yaffa Ben-David, a menacé d’une grève, dimanche, si l’ensemble du personnel scolaire n’était pas rapidement vacciné dans le cadre de la campagne d’immunisation contre la COVID-19 actuellement en cours dans le pays.

La campagne, qui a débuté la semaine dernière, a commencé par les employés du secteur médical avant de s’attaquer à tous les Israéliens âgés de 60 ans et plus et aux catégories à risque au sein de la population.

« Il est inconcevable que les personnels de l’enseignement, qui sont sur la ligne de front, ne soient pas vaccinés », a déclaré Ben-David lors d’une rencontre de la commission de l’Education à la Knesset. « Les professeurs ont terriblement peur ».

Elle a vivement recommandé la mise en place d’un programme de vaccination spécial pour les enseignants – distinct de celui qui est actuellement mis en œuvre par les caisses médicales – dans lequel les professeurs pourraient être rapidement vaccinés et sans attendre le reste de la population générale.

Les responsables du Syndicat des enseignants d’Israël ont ensuite déclaré dans un communiqué que si le problème n’est pas résolu avant le 12 janvier, il suspendra les études, y compris l’enseignement à distance.

« S’il n’y a pas de vaccins, il n’y aura pas d’études. Nous n’accepterons pas de renoncer à la santé du personnel enseignant », a affirmé Yaffa Ben-David.

Par ailleurs, la commission de l’Education à la Knesset a rejeté les régulations gouvernementales qui auraient fermé les classes de CM2 jusqu’à la Seconde dans le cadre du confinement national dont l’objectif est de réduire les taux d’infection au coronavirus, qui grimpent rapidement.

Le confinement – le troisième dans le pays depuis le début de l’épidémie – doit commencer dimanche à 17 heures. Même s’il ne devrait durer a priori que deux semaines – il pourra toutefois être prolongé si nécessaire – les responsables de la Santé ont d’ores et déjà averti qu’il s’étendra probablement sur un mois.

Ram Shefa, membre du parti Kakhol lavan, à la Knesset de Jérusalem, le 14 mai 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Lors de cette rencontre, le président de la commission Ram Shefa, député Kakhol lavan, a déclaré qu’il « n’y a aucune raison, absolument aucune, que les enfants des classes de CM2 jusqu’à la Seconde restent chez eux pendant un mois. Nous nous sommes réunis pour prendre une décision et pour faire tout ce qui est possible pour les ramener dans leurs établissements ».

Le gouvernement dispose dorénavant de 48 heures pour émettre de nouvelles directives. Le cas échéant, les ordres existants, qui ont été approuvés jeudi par le cabinet, seront automatiquement annulés.

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