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Les forces américaines en Irak et en Syrie face à une série d’attaques

Le groupe qui revendique ces attaques n'affiche pas officiellement d'affiliation à l'Iran, mais Washington affirme que Téhéran est impliqué par procuration et menace de riposter

Illustration : des soldats américains montent la garde pendant la cérémonie de remise de l'aérodrome de Qayyarah, aux forces de sécurité irakiennes, au sud de Mossoul, en Irak, le 27 mars 2020. (Crédit : AP Photo/Ali Abdul Hassan)
Illustration : des soldats américains montent la garde pendant la cérémonie de remise de l'aérodrome de Qayyarah, aux forces de sécurité irakiennes, au sud de Mossoul, en Irak, le 27 mars 2020. (Crédit : AP Photo/Ali Abdul Hassan)

Les forces américaines et de la coalition internationale anti-jihadiste déployées en Irak et en Syrie font l’objet d’attaques de drones et de missiles répétées depuis près d’une semaine.

Le groupe qui se dit à l’origine de ces attaques ne revendique pas officiellement d’affiliation à l’Iran, mais Washington affirme que Téhéran est impliqué par procuration et menace de riposter « de manière décisive ».

Pourquoi le nombre d’attaques a-t-il augmenté?

L’augmentation récente du nombre d’attaques est liée à l’éruption de la guerre entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas, depuis le 7 octobre.

Ce jour-là des hordes de terroristes ont infiltré le sud d’Israël depuis la bande de Gaza, menant une attaque sanglante d’une ampleur et d’une violence jamais vues depuis la création d’Israël en 1948.

En représailles, Israël a déclaré une guerre pour « éradiquer » le Hamas, ciblant sans relâche les infrastructures du Hamas dans Gaza.

Le président américain Joe Biden et le Premier ministre Benjamin Netanyahu participant à une réunion élargie avec des représentants des gouvernements israélien et américain, à Tel Aviv, le 18 octobre 2023. (Crédit : Evan Vucci/AP)

L’attaque du Hamas a fait plus de 1 400 morts en Israël, selon les autorités locales.
Les représailles israéliennes auraient fait plus de 6 500 morts dans le territoire palestinien, selon le groupe terroriste palestinien du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste ne peuvent être vérifiés de manière indépendante et sont censés inclure ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, ainsi que les victimes d’une explosion dans un hôpital de la ville de Gaza le 17 octobre, causée par un tir de missile du Jihad islamique, qui a dévié de sa trajectoire et que le Hamas a imputé à Israël. Israël affirme avoir tué 1 500 terroristes du Hamas à l’intérieur d’Israël le 7 octobre et après cette date.

Des factions terroristes proches de l’Iran ont menacé d’attaquer des intérêts américains en raison du soutien appuyé des Etats-Unis à Israël. L’une de ces factions, Ketaeb Hezbollah, a exigé que les forces américaines quittent l’Irak sous peine de « goûter aux feux de l’enfer ».

Entre le 17 et le 24 octobre, le Pentagone a recensé 10 attaques sur les forces américaines et alliées en Irak et trois en Syrie, mêlant des drones d’attaque et des missiles.

Qui commet les attaques?

Beaucoup, si ce n’est l’ensemble, des attaques récentes ont été revendiquées par le groupe « Résistance [nom que se donnent les groupes terroristes islamistes] islamique en Irak ».

Cette faction ne fait pas partie des groupes terroristes formellement établis dans la région, et n’a pas revendiqué publiquement d’affiliation ou de soutien de la part d’un État en particulier.

Mais ses revendications d’attaques sur les forces américaines sont apparues sur des chaînes Telegram affiliées à des factions chiites fidèles à l’Iran, et le Pentagone a affirmé que les organisations « menant ces attaques sont soutenues par les Corps des Gardiens de la révolution islamique », l’armée idéologique du régime iranien.

De son côté la Maison Blanche affirme que l’Iran « facilite activement » ces attaques.

Le porte-avions USS Gerald R. Ford se ravitaillant en carburant à partir du pétrolier ravitailleur USNS Laramie, dans l’Est de la mer Méditerranée, le 11 octobre 2023. (Crédit : US Navy via AP)

Michael Knights, chercheur au cercle de réflexion Washington Institute, affirme lui que « Résistance islamique en Irak » est un nom destiné aux « revendications médiatiques ».

« Ce n’est pas un groupe », dit-il, mais l’amalgame de différents groupes en Irak soutenus par l’Iran, décidant « pour la durée du conflit à Gaza de revendiquer conjointement toutes leurs attaques ».

Quelle est la gravité de ces attaques?

Leur impact a été relativement limité jusque-là, mais un fort potentiel d’escalade existe.

CENTCOM, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, a déclaré la semaine dernière que des membres de la coalition contre le groupe État islamique (EI) avaient subi des « blessures mineures » dans un événement au cours duquel les forces américaines ont abattu un drone et endommagé un autre dans l’ouest de l’Irak.

Un civil contractuel américain est en outre décédé d’une crise cardiaque alors qu’il s’abritait dans une base en Irak après le déclenchement de systèmes d’alerte.

La situation pourrait grandement empirer, particulièrement si des soldats américains venaient à être directement tués par une frappe.

Selon le Pentagone, la perspective existe  « d’une escalade plus grande contre les forces américaines dans la région, à très court terme, venant de forces agissant par procuration pour l’Iran et au bout du compte venant de l’Iran ».

Le destroyer américain à missiles guidés de classe Arleigh Burke USS Carney (DDG 64) opérant en mer Méditerranée, le 1er juillet 2017. (Crédit : US Navy via le Lt. j.g. Xavier Jimenez)

Pourquoi des forces américaines sont-elles déployées?

Environ 2 500 soldats américains sont déployés en Irak, et quelque 900 autres en Syrie dans le cadre de l’opération visant à empêcher toute résurgence de l’EI. Le groupe jihadiste contrôlait auparavant des portions considérables de territoire dans les deux pays avant d’être repoussé par les armées locales au sol, appuyées par des frappes aériennes de la coalition internationale.

Les forces américaines et de cette coalition sont déployées dans des bases contrôlées par des forces locales.

Les soldats américains en Irak exercent une mission de formation et de conseil depuis la fin de leur mission de combat en décembre 2021, tandis que ceux en Syrie mènent régulièrement des raids contre l’EI.

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