Les Haredim de plus de 65 ans ont payé un lourd tribut à la COVID-19
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Les Haredim de plus de 65 ans ont payé un lourd tribut à la COVID-19

Un adulte haredi de plus de 65 ans sur 132 est mort du virus en Israël, contre 1 sur 475 dans la population générale ; Les ultra-orthodoxes viennent se faire massivement vacciner

Des Juifs ultra-orthodoxes portant le masque vont à la synagogue en empruntant une rue vide pour les prières de Rosh Hashana à Jérusalem dans le cadre du nouveau confinement national, le 19 septembre 2020 (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
Des Juifs ultra-orthodoxes portant le masque vont à la synagogue en empruntant une rue vide pour les prières de Rosh Hashana à Jérusalem dans le cadre du nouveau confinement national, le 19 septembre 2020 (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

En Israël, comme aux Etats-Unis, les communautés ultra-orthodoxes ont été durement frappées par le coronavirus.

De nouvelles données transmises par le ministère de la Santé israélien ont indiqué, mardi, qu’un adulte de plus de 65 ans sur 132 était mort au sein de cette communauté d’une forme grave de la maladie – contre un sur 475 dans la population générale, selon le quotidien Israel Hayom.

Le taux de décès des suites du coronavirus parmi les membres de la communauté ultra-orthodoxe de plus de 65 ans, en Israël, est donc 3,6 fois plus élevé qu’au sein de la population générale.

Les familles haredim en Israël vivent souvent dans des quartiers exigus, avec de grandes familles réunies dans de petits appartements, ce qui permet au virus de se propager avec facilité chez les membres d’une même famille.

La nature communautaire du mode de vie ultra-orthodoxe rend la communauté particulièrement vulnérable au virus, et il y a eu, au sein de cette catégorie de la population, une résistance continue face aux directives de distanciation sociale et de confinement.

Alors même que le pays a subi plusieurs confinements, certains ultra-orthodoxes ont continué à se regrouper pour d’importants mariages, cérémonies de funérailles et autres rassemblements.

Alors que le gouvernement a dû lutter pour que la communauté adhère aux mesures de distanciation sociale, les haredim se sont précipités pour se faire vacciner.

« La réponse a été extraordinaire », a commenté un responsable de la santé, proche du secteur haredi, auprès de Israel Hayom, ajoutant que les files d’attente pour se faire vacciner ont été particulièrement longues dans les villes ultra-orthodoxes.

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