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Les parents biologiques d’un bébé né d’une confusion de FIV identifiés grâce à des tests

Le tribunal de la famille de Rishon Lezion a autorisé la publication d'informations sur l'histoire très médiatisée de cet enfant de 18 mois né de parents sans liens génétiques

Photo d'illustration d'une petite fille récemment née tenant le doigt de sa mère, à Jérusalem, 30 décembre 2020. (Crédit : Shir Torem/Flash90)
Photo d'illustration d'une petite fille récemment née tenant le doigt de sa mère, à Jérusalem, 30 décembre 2020. (Crédit : Shir Torem/Flash90)

Les parents biologiques d’un bébé né d’une confusion dans un protocole de procréation médicalement assistée, en 2022, dans une clinique spécialisée dans les fécondations in vitro ont été identifiés l’an dernier après des tests génétiques, a révélé jeudi le tribunal de la famille de Rishon Lezion.

Les tests génétiques ont été effectués suite à plusieurs décisions et appels ayant conclu que le couple avec la plus forte probabilité de parenté génétique pouvait procéder aux analyses requises pour déterminer s’ils étaient les parents biologiques.

Selon les informations des médias israéliens sur la décision du tribunal, qui a laissé filtrer quelques informations, le couple est bien constitutif des parents biologiques de la petite fille. Le tribunal n’a pas donné plus de détails.

La confusion qui a eu lieu au centre hospitalier Assuta de Rishon Lezion avait été découverte lorsque le fœtus – alors in utero – avait été diagnostiqué avec des problèmes de santé et avait subi une batterie de tests. Les résultats avaient montré que ni la femme porteuse de l’enfant ni son partenaire n’étaient les parents biologiques.

Après examen des dossiers médicaux et enquête auprès du personnel hospitalier et des patients, une commission externe a conclu que la confusion s’était probablement produite lorsque la femme qui avait reçu l’embryon et la mère génétique s’étaient trouvées en même temps dans la salle d’attente de la clinique. Les femmes avaient été appelées dans le mauvais ordre, d’où l’erreur.

La petite fille, Sophia, aujourd’hui âgée de 18 mois, est sous la garde de la femme qui l’a mise au monde et de son partenaire. Cela fait des mois que le couple se bat pour garder et élever cet enfant malgré l’absence de liens génétiques.

L’hôpital Assuta à Rishon Lezion. (Crédit : Capture d’écran/Google Maps)

L’enquête menée par le ministère de la Santé, publiée en mars 2023, a conclu à l’existence de violations importantes des protocoles induites par une lourde charge de travail ayant donné lieu à une confusion entre les embryons.

Le couple qui élève le bébé a par ailleurs porté plainte contre Assuta auquel ils réclament 10 millions de shekels.

En plein milieu de l’enquête, le ministère de la Santé a exigé en octobre 2022 que le service de fertilité du centre hospitalier diminue de moitié ses opérations, passant de 10 000 fécondations par an à 5 000.

Une série d’erreurs troublantes ont également été mises en évidence dans le service de FIV du centre hospitalier Assuta de Tel Aviv, ce qui a conduit le ministère de la Santé à lui interdire d’accepter de nouveaux patients.

Des restrictions additionnelles ont été imposées à l’établissement médical suite à une audience portant sur plusieurs incidents très problématiques, à l’instar de ce bébé né par fécondation in vitro, sans lien avec son père génétique. Ce couple réclame 34 millions de shekels à Assuta.

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