Les pays du Golfe encouragent l’annexion de territoires palestiniens – Hezbollah
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Les pays du Golfe encouragent l’annexion de territoires palestiniens – Hezbollah

Le groupe terroriste libanais affirme que c'est la normalisation entre Israël et les pays pro-USA qui a donné "une chance pour Netanyahu de grignoter encore plus de terres arabes"

Les partisans du groupe terroriste du Hezbollah agitent le drapeau du groupe lors de la commémoration du 13e anniversaire de la fin de la guerre de 2006 avec Israël dans la ville de Bint Jbeil dans le sud du Liban, le 16 août 2019. (Crédit : Mahmoud ZAYYAT / AFP)
Les partisans du groupe terroriste du Hezbollah agitent le drapeau du groupe lors de la commémoration du 13e anniversaire de la fin de la guerre de 2006 avec Israël dans la ville de Bint Jbeil dans le sud du Liban, le 16 août 2019. (Crédit : Mahmoud ZAYYAT / AFP)

Le groupe terroriste libanais du Hezbollah a accusé mercredi certains pays arabes du Golfe d’avoir une part de responsabilité dans la promesse du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’annexer une partie de la Cisjordanie, en raison de leur attitude complaisante vis-à-vis de l’Etat hébreu.

Ennemi juré d’Israël, le groupe terroriste chiite a condamné dans un communiqué la promesse électorale de Netanyahu qui vise selon lui à « judaïser la vallée du Jourdain et de vastes régions de la Cisjordanie ».

A une semaine des élections législatives du 17 septembre en Israël, M. Netanyahu a promis mardi d’annexer « la vallée du Jourdain et la partie nord de la mer Morte », courtisant ainsi l’électorat israélien favorable à l’annexion de la Cisjordanie.

L’annonce de M. Netanyahu a été encouragée par « une série de positions de pays du Golfe en soutien à l’entité ennemie », selon le Hezbollah.

« Les mesures de normalisation et les tentatives du Golfe de construire des alliances avec l’ennemi (Israël, ndlr) ont représenté une chance pour Netanyahu de grignoter encore plus de terres arabes », a-t-il asséné.

Israël a intensifié l’an dernier ses efforts en vue de resserrer ses liens avec les pays du Golfe, sans toutefois l’admettre officiellement. En octobre 2018, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a effectué sa première visite à Oman.

En juillet 2019, le ministre israélien des Affaires étrangères a annoncé avoir rencontré son homologue bahreïni à Washington, une première entre les deux Etats.

Et en juin, Bahreïn a accueilli le volet économique du plan américain visant à résoudre le conflit israélo-palestinien, une conférence boycottée par l’Autorité palestinienne mais à laquelle ont participé des journalistes et des chercheurs israéliens.

Allié de l’Iran, le Hezbollah et son influence régionale sont vivement critiqués par des pays du Golfe, notamment le Bahreïn, les Emirats arabes unis ou l’Arabie saoudite.

Poids lourd de la vie politique libanaise, le Hezbollah est militairement impliqué dans le conflit en Syrie aux côtés du régime de Damas.

La tension était particulièrement vive depuis une quinzaine de jours entre le mouvement terroriste chiite et l’Etat hébreu, une escalade marquée par des échanges de tirs limités à la frontière le 1er septembre.

Lundi, le groupe terroriste chiite a également annoncé avoir abattu à la frontière un drone israélien ayant pénétré l’espace aérien libanais.

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