Les politiciens israéliens dénoncent les mensonges d’Abbas sur « l’exécution » d’un garçon
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Les politiciens israéliens dénoncent les mensonges d’Abbas sur « l’exécution » d’un garçon

Les responsables accusent le chef de l'AP de déformer la réalité et de propager une accusation de "crime rituel" en dépeignant un terroriste de 13 ans comme un garçon innocent tué de "sang-froid"

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avec des journalistes dans son bureau, à Ramallah, en Cisjordanie, le 6 octobre 2015. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avec des journalistes dans son bureau, à Ramallah, en Cisjordanie, le 6 octobre 2015. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Les responsables israéliens ont rejeté mercredi soir les allégations du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas selon lesquelles Israël avait exécuté un jeune Palestinien de 13 ans, Ahmed Manasra, précisant que l’enfant n’était pas mort et fustigeant le chef de l’AP pour ne pas avoir dit que le garçon avait poignardé et blessé un jeune Israélien dans une attaque terroriste avant que des tirs ne l’atteignent.

Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a accusé Abbas d’avoir propagé « mensonges et incitation à la haine » dans son discours.

« Le garçon auquel il se réfère est vivant et hospitalisé à (l’hôpital israélien) Hadassah après avoir poignardé un enfant israélien qui était sur son vélo », a déclaré le bureau du Premier ministre dans un communiqué.

La ministre adjointe des Affaires étrangères, Tzipi Hotovely a dit que les allégations « donnaient un feu vert (aux actions) de meurtriers et de terroristes, certains d’entre eux des enfants, pour aller mener des attaques. Le sang de nos citoyens blessés et assassinés est sur ses mains ».

Le principal parti d’opposition de Netanyahu à la Knesset, l’Union sioniste, a qualifié les allégations d’Abbas « de graves déclarations diffamatoires qui faussent la réalité, à la frontière de l’irresponsabilité totale et ne servent qu’à attiser encore plus les flammes de désespoir et de la haine dans la région. »

Yair Lapid, le chef de file de Yesh Atid a qualifié le discours « de piètre performance montrant un manque de leadership. »

Yair Lapid (Crédit : Flash 90)
Yair Lapid (Crédit : Flash 90)

« Au lieu de calmer la situation et de condamner les terroristes méprisables qui tentent de tuer des Israéliens innocents, Abbas a choisi de monter un spectacle misérable montrant un manque de leadership et une lâcheté du niveau le plus bas, » a-t-il dit.

« Les terroristes doivent savoir qu’Israël se tiendra puissant et luttera contre le terrorisme partout, à tout moment et avec une grande force. Quiconque tente de nous faire du mal – son sang est sur sa tête. »

Miri Regev, la ministre de la Culture et des Sports a déclaré que les allégations d’Abbas prouvaient qu’il était « la tête du serpent, le chef et le mentor des assassins. »

Zeev Elkin, le ministre de l’Alyah et de l’Intégration a qualifé le discours d’Abbas « d’accusation de crime rituel » et a dit que ses mots prouvaient que l’incitation à la haine de l’AP était derrière la récente vague de troubles et de terrorisme.

Le président de l’AP a prononcé ces accusations lors d’un discours retransmis en direct à la télévision palestinienne, son premier discours important depuis le début de la vague d’attaques terroristes contre des Israéliens et de la spirale de violence entre les côtés.

Se référant à une attaque d’il y a deux jours, dans lequel Hassan Manasra, 15 ans, et son cousin Ahmed Manasra, 13 ans, avaient poignardé un garçon de 13 ans et homme de 25 ans dans le quartier de Pisgat Zeev au nord de Jérusalem, blessant grièvement les deux, Abbas a déclaré qu’Israël avait abattu les deux agresseurs de « sang-froid. »

Hassan Manasra a été abattu quand il s’est precipité avec un couteau sur un policier, et Ahmed Manasra a été grièvement blessé après avoir été heurté par une voiture alors qu’il fuyait et est actuellement soigné dans un hôpital israélien.

D’autres responsables palestiniens ont également accusé Israël d’exécuter les adolescents de sang-froid.

La police israélienne a publié mardi une vidéo les montrant tous deux brandissant des couteaux et poursuivant un homme avant que l’un ne soit abattu après avoir tenté de courir vers un policier.

Capture d'écran d'une vidéo montrant les adolescents palestiniens couteau à la main qui ont poignardé et blessé deux Israéliens à Jérusalem le lundi 12 octobre 2015  (Capture d'écran:  police israélienne)
Capture d’écran d’une vidéo montrant les adolescents palestiniens couteau à la main qui ont poignardé et blessé deux Israéliens à Jérusalem le lundi 12 octobre 2015 (Capture d’écran: police israélienne)

Dans son discours Mahmoud Abbas a également accusé Israël « d’attaquer les lieux saints. »

Il a ajouté que « le rejet » de la paix par Israël et la construction continue dans les implantations juives de Cisjordanie étaient à blâmer pour la vague de violence actuelle, et a affirmé qu’il soutenait la résistance pacifique contre Israël.

Les Palestiniens « n’accepteront pas la poursuite de la situation sur nos terres, ni la politique d’occupation et d’agression d’Israël et ses colons qui terrorisent notre peuple, nos maisons, nos arbres, nos lieux saints et qui exécutent nos garçons de sang-froid, comme ils l’ont fait avec le garçon Ahmed Manasra et d’autres enfants à Jérusalem et dans d’autres endroits », a-t-il dit. « Nous allons poursuivre notre lutte nationale, qui est basée la légitime défense. »

Il a déclaré que les Palestiniens n’acepteront pas de changer le statu quo dans la mosquée Al-Aqsa sur le mont du Temple et ne permettront pas aux Israéliens de mettre en œuvre des plans qui porteraient atteinte à la sainteté du lieu. « Al-Aqsa est notre droit en tant que Palestiniens et en tant que Musulmans et personne d’autre n’y a de droits », a-t-il.

Une grande partie de la violence a été déclenchée par les allégations des Palestiniens qu’Israël avait l’intention de changer sa politique sur le site, bien qu’Israël ait démenti à plusieurs reprises vouloir changer le statu quo sur le mont du Temple.

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