Les procureurs informent Kobi Yaakobi de leur intention de l’inculper
Le chef de l'administration pénitentiaire (IPS) est soupçonné de violations de l'éthique, d'abus de confiance et d'obstruction à l'enquête

La procureure générale Gali Baharav-Miara et le procureur de l’État Amit Aisman ont accordé jeudi au chef des services pénitentiaires (IPS) Kobi Yaakobi un délai de trois semaines pour fixer la date d’une audition, alors qu’ils examinent la possibilité de l’inculper pour des violations présumées de l’éthique.
En juillet, le bureau du procureur de l’État a annoncé qu’il envisageait de porter plainte, sous réserve d’une audience, à l’encontre de Yaakobi au motif que ce dernier aurait informé Avishai Muallem, ancien inspecteur de police haut gradé en Cisjordanie, d’une enquête secrète le concernant.
Le directeur des services pénitentiaires se voit accorder le bénéfice d’une audition au cours de laquelle il pourra présenter des preuves à sa décharge avant que les procureurs ne décident de l’inculper officiellement pour abus de confiance et obstruction à l’enquête. Cette audition n’a pas encore eu lieu.
Muallem, qui a depuis été inculpé, est accusé d’avoir fait obstruction aux enquêtes sur les violences nationalistes juives en vue de s’attirer les faveurs du ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir.
Yaakobi, qui occupait le poste de secrétaire à la sécurité de Ben Gvir avant de rejoindre l’administration pénitentiaire, est pour sa part soupçonné d’avoir divulgué l’existence de l’enquête à Muallem lors d’un appel téléphonique mis sur écoute.
L’avocat du chef des services pénitentiaires a été mis au courant des détails de la procédure d’audition, a annoncé le Département des enquêtes internes de la police (DIPI) dans un communiqué. Le DIPI, qui dépend du bureau du procureur de l’État, enquête sur les policiers et autres responsables de la sécurité intérieure soupçonnés d’infractions pénales.







