Les restes du dernier otage thaïlandais, Sudthisak Rinthalak, rapatriés
Les ambassadeurs israélien et thaïlandais ont rendu hommage mardi à l'ouvrier agricole tué le 7-Octobre et dont le corps sans vie avait été emmené à Gaza

BANGKOK, Thaïlande — Le corps sans vie du dernier ressortissant thaïlandais qui était retenu en otage à Gaza depuis le pogrom commis par le Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023, a été rapatrié mercredi, a annoncé le ministère thaïlandais des Affaires étrangères.
La dépouille de Sudthisak Rinthalak est arrivée à l’aéroport Suvarnabhumi de Bangkok en provenance de Tel Aviv, a confié à l’AFP Jeerasak Pomsuwan, un responsable du ministère, plus de deux ans après l’attaque sanglante lancée par le groupe terroriste palestinien.
Sudthisak était âgé de 43 ans et il travaillait dans l’agriculture dans le sud d’Israël lorsqu’il avait été tué. Son corps sans vie avait ensuite été pris en otage dans la bande et il y était resté pendant toute la durée de la guerre qui avait suivi.
Alors que le Hamas a remis en liberté tous les captifs vivants qui se trouvaient encore au sein de l’enclave côtière, le 13 octobre, dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu avec Israël, le processus de restitution des dépouilles des captifs décédés s’est prolongé.
Les autorités israéliennes avaient indiqué, la semaine dernière, qu’elles avaient identifié la dépouille de Sudthisak, qui avait été restituée par les terroristes, et elles avaient noté qu’elle avait été remise aux autorités thaïlandaises pour qu’il soit inhumé.
Le père de Sudthisak, Thongma, a expliqué à Manager Online, un média local, que la famille attendait son corps sans vie afin de pouvoir organiser des funérailles bouddhistes dans sa ville natale située dans la province de Nong Khai, au nord-est du pays.
L’ambassadrice d’Israël en Thaïlande, Alona Fisher-Kamm, a présenté ses condoléances à la famille de Sudthisak lors d’une cérémonie qui a eu lieu à proximité de l’aéroport Ben Gourion avant que la dépouille ne soit rapatriée : « Qu’il repose en paix ».
La ministre thaïlandaise du Travail, Treenuch Thienthong, a déclaré dans un message publié sur Facebook qu’elle « garantirait à sa famille toutes les prestations auxquelles elle a droit ».
Rinthalak était l’un des 39 ressortissants thaïlandais qui avaient perdu la vie lors du massacre du 7 octobre. Avec le retour de sa dépouille la semaine dernière, il ne reste plus qu’un seul otage tué à Gaza : le sergent-chef Ran Gvili, qui avait été tué et enlevé alors qu’il luttait contre les terroristes à Alumim, une communauté située à la frontière de Gaza, dans la matinée du 7 octobre.
Le pogrom commis par le Hamas – qui avait fait plus de 1200 morts et au cours duquel 251 personnes avaient été enlevées et prises en otage à Gaza – avait déclenché la guerre dans la bande. Un fragile cessez-le-feu a mis un terme à la guerre au mois d’octobre, avec toutefois des affrontements sporadiques et meurtriers, le long d’une ligne de démarcation qui sépare les secteurs contrôlés par Israël et ceux qui sont placés sous le contrôle du Hamas.
Selon le ministère thaïlandais du Travail, près de 30 000 Thaïlandais travaillent en Israël, la majorité dans l’agriculture, où les salaires sont bien supérieurs à ceux pratiqués dans leur pays.
Le ministère thaïlandais du Travail a déclaré que 47 ressortissants thaïlandais avaient été tués pendant le conflit.







