Les témoins pour les audiences de janvier du procès de Netanyahu annoncés
Le tribunal entendra le témoignage du directeur de Walla, Ilan Yeshua, et de l'ancien assistant du Premier ministre, Nir Hefetz, entre autres, lors des audiences sur l'affaire 4000

Avec l’inclusion d’anciens assistants du Premier ministre et de cadres supérieurs de l’une des plus grandes entreprises de médias d’Israël, l’accusation dans le procès pour corruption de Benjamin Netanyahu a annoncé mardi la liste des témoins cités à témoigner dans l’affaire 4000, considérée comme la plus grave des trois affaires auxquelles fait face le chef du gouvernement.
Dans cette affaire, Netanyahu est accusé d’avoir approuvé des mesures réglementaires au profit de Shaul Elovitch, actionnaire majoritaire de Bezeq, et de l’entreprise en échange d’une couverture médiatique positive de la part du site d’information Walla, propriété d’Elovitch. C’est dans cette affaire que les accusations sont les plus graves – corruption, fraude et abus de confiance.
L’homme d’affaires et sa femme, Iris Elovitch, sont également accusés de corruption dans l’affaire 4000.
Un certain nombre de témoins seront initialement appelés à témoigner, dont le directeur de Walla, Ilan Yeshua, et l’ancien assistant de Netanyahu devenu témoin clé de l’Etat, Nir Hefetz, a fait savoir l’accusation.
Figurent également sur la liste : l’ancien rédacteur en chef de Walla Aviram Elad, Michal Klein, Amit Eshel, Avi Berger, l’ancien commissaire antitrust Dror Strum, Felix Cohen, Nir Schwartz, Yaniv Peleg, l’ancien PDG de Bezeq Moti Elmaliach, Kim Levy, le journaliste Dov Gil-Har, Boaz Stembler, l’ancien porte-parole de Netanyahu Shai Hayek, Reli Leshem, Talya Gerstler, Yariv Amiad, l’enquêtrice Polina Globesman, et l’ancienne directrice générale du Ministère des communications Eden Bar Tal.
La liste des témoins est susceptible d’être modifiée d’après l’annonce de l’accusation.
La prochaine audience du procès de Netanyahu pour corruption est fixée au 6 décembre. Il sera présent pour la dernière étape des plaidoiries préliminaires.
Après cela, le procès devrait s’accélérer en janvier et le tribunal commencera à entendre les témoignages, avec des audiences qui se tiendront trois fois par semaine.
Dans deux autres affaires, baptisées « 1000 » et « 2000 » par la police, Netanyahu est accusé de fraude et d’abus de confiance pour, respectivement, avoir prétendument sollicité et reçu des cadeaux illégaux en échange de l’aide d’amis milliardaires, et avoir tenté d’obtenir un arrangement avec l’éditeur du Yedioth Ahronoth, Arnon Mozes, pour bénéficier d’une couverture médiatique positive.
Netanyahu a comparu devant le tribunal de district de Jérusalem en mai pour le début de son procès, ce qui fait de lui le premier Premier ministre israélien en exercice à être jugé pour des accusations criminelles.
Le Premier ministre a nié tout méfait et affirmé que l’accusation portée contre lui était une tentative des médias, de ses rivaux politiques, des forces de l’ordre et des procureurs de le forcer à quitter ses fonctions.







